Première réaction d'Özgür Özel à l'acte d'accusation contre la municipalité d'Istanbul : « Ce n'est pas juridique, c'est politique »
Le président du CHP, Özgür Özel, a partagé ses réflexions sur l'acte d'accusation visant la municipalité d'Istanbul (İBB) via une déclaration sur son compte de réseau social. M. Özel a qualifié les accusations portées contre son parti et le maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, de manœuvres à motivation politique, tout en exprimant son indignation face à la situation.
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M. Özel a affirmé qu'ils avaient payé un lourd tribut par le passé, déclarant : « Le parti d'Atatürk est confié à notre nation ».
Özgür Özel a fait la déclaration suivante :
Chers concitoyens ;
Comme vous le savez, le 19 mars, notre pays a été le théâtre d'un coup d'État civil. Cette fois, les putschistes ne sont pas venus avec des chars ou des bottes, mais avec des robes de magistrats.
Une poignée d'individus, arrivés au pouvoir par les urnes mais refusant de le quitter par la même voie, ont plongé la Turquie dans l'obscurité d'une crise politique et économique majeure en cherchant à emprisonner leurs rivaux, qu'ils craignent.
Au cours des 237 jours qui se sont écoulés, nous avons été témoins, avec notre noble nation, de chaque heure de cette injustice. L'acte d'accusation publié aujourd'hui ne fait que confirmer une vérité que tout le monde connaissait déjà.
Ce procès n'est pas juridique, il est purement politique. Son objectif est de stopper le Parti républicain du peuple (CHP), arrivé en tête lors des dernières élections, et d'empêcher son candidat à la présidence.
Les putschistes ont aujourd'hui perdu toute lucidité au point de demander la fermeture du Parti républicain du peuple, le parti fondateur de la Turquie, dont le titre de propriété est enregistré au nom de Mustafa Kemal Atatürk.
Le fait de rappeler les articles de la Constitution relatifs à la dissolution des partis politiques et d'en informer le bureau du procureur général près la Cour de cassation prouve qu'il ne s'agit pas d'une simple enquête visant la municipalité d'Istanbul. Ce qui se passe aujourd'hui est un flagrant délit d'ingérence judiciaire dans la politique démocratique et dans les résultats des futures élections.
Ce n'est pas un acte d'accusation, c'est un mémorandum des putschistes contre la politique.
La cause des maux que nous vivons n'est en rien « juridique » ; elle ne réside que dans les ambitions politiques d'une seule personne.
La dernière fois que quelqu'un a tenté de fermer notre parti, c'était Kenan Evren le 12 septembre ; nous l'avons rouvert avec notre nation. La place d'Evren dans le cœur de notre peuple et la manière dont il est entré dans notre histoire politique sont connues de tous.
Nous avons payé un lourd tribut par le passé, nous en payons un aujourd'hui, et nous continuerons à en payer.
Mais nous ne cesserons jamais de croire en notre nation et de lui faire confiance.
Le parti d'Atatürk est confié à notre nation.