Procès d'un lycéen de 16 ans pour insulte envers Erdoğan

Jugé pour avoir prétendument insulté le convoi du président Erdoğan, un lycéen a déclaré avoir réagi à l'arrivée rapide d'un véhicule le jour des faits. Le tribunal a ordonné l'examen des enregistrements vidéo et a reporté l'audience au 10 décembre.

12punto

À Sarıyer, à Istanbul, la procédure judiciaire se poursuit contre un lycéen de 16 ans, arrêté pour avoir prétendument insulté le président et président de l'AKP, Recep Tayyip Erdoğan. L'avocat du président Erdoğan s'est constitué partie civile dans cette affaire et a demandé la condamnation de l'élève.

QUE S'EST-IL PASSÉ ?

Lors de l'incident survenu le 12 mai, il a été allégué que le lycéen avait proféré des insultes lors du passage du convoi du président Erdoğan. À la suite de cela, l'enfant a été placé en garde à vue sur instruction de la protection présidentielle. Dans sa déposition, l'élève a expliqué avoir été victime d'un accident de la route six mois plus tôt et avoir réagi à l'arrivée rapide d'un véhicule le jour des faits. Affirmant ne pas avoir eu l'intention d'insulter, l'élève a soutenu qu'il n'avait réagi que par peur et par réflexe.

Le juge du 1er tribunal pénal de paix d'Istanbul a décidé de libérer l'enfant sous contrôle judiciaire, avec l'obligation de pointer une fois par semaine et une interdiction de sortie du territoire. Cependant, l'avocate de l'enfant, Kardelen Ateşci, a fait appel de cette décision pour demander la levée des mesures de contrôle judiciaire. Le tribunal a rejeté l'appel, mais a par la suite levé les conditions de contrôle judiciaire lors des audiences suivantes.

LES TÉMOIGNAGES ONT ÉTÉ RÉVÉLÉS

Lors de l'audience du 12 novembre, la policière Emine G., en poste à la Direction de la protection présidentielle, a été entendue en tant que témoin. Emine G. a déclaré avoir entendu des insultes lors du passage du convoi et être intervenue pour engager les procédures officielles.

Le tribunal a ordonné que les enregistrements des caméras de surveillance, couvrant la période précédant et suivant le passage du convoi présidentiel, soient demandés à la Direction de la sécurité du district de Sarıyer. De plus, il a été décidé qu'un autre agent de la protection présidentielle, ayant signé le procès-verbal relatif à l'incident, soit entendu comme témoin lors de la prochaine audience.

PROCÈS REPORTÉ

Le tribunal a reporté l'audience au 10 décembre 2024. L'avocate de l'élève a déclaré qu'ils attendaient la production de preuves permettant de démontrer l'innocence de son client.