Réaction de Faruk Bildirici face à Yeni Akit : Les médias pro-gouvernementaux sont financés par les municipalités de l'AKP et les banques publiques

Le médiateur des médias Faruk Bildirici a réagi aux attaques de Yeni Akit contre des journalistes d'opposition en déclarant : "Nos confrères journalistes, qui luttent pour poursuivre un journalisme indépendant et critique dans des conditions difficiles, ont donné à Yeni Akit la réponse qu'elle mérite. Je tiens également à rappeler ce système de financement mis en place par le pouvoir. C'est une autre facette de la réalité..."

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Le journal Yeni Akit a pris pour cible des journalistes sans présenter la moindre preuve, dans un article intitulé "Les rossignols de Saraçhane chantent contre de l'argent".

Alors que les réactions face à cet article de Yeni Akit se multiplient, les journalistes visés ont annoncé leur intention de poursuivre le journal en justice.

Le médiateur des médias, Faruk Bildirici, s'est exprimé sur le sujet dans une tribune.

Dans la partie concernée de son article, Bildirici a déclaré :

"Yeni Akit et l'ensemble des médias pro-gouvernementaux, qui accusent nos confrères journalistes de recevoir de l'argent du CHP sans aucune preuve ni fondement, sont financés par les municipalités de l'AKP et les banques publiques. Exemple 1 : La municipalité métropolitaine de Kocaeli, dirigée par l'AKP, a fait publier le 19 mai des publicités déguisées en articles dans 10 journaux pro-gouvernementaux, dont Akit. Exemple 2 : Halkbank a passé des publicités dans 14 journaux pro-gouvernementaux à l'occasion de son anniversaire, et la Ziraat Bankası dans 12 journaux pro-gouvernementaux sous prétexte de féliciter Trabzonspor. Les publicités accordées par Telekom, Turkcell et leurs semblables aux médias pro-gouvernementaux sont également omniprésentes, presque quotidiennement... Nos confrères journalistes, qui luttent pour poursuivre un journalisme indépendant et critique dans des conditions difficiles, ont donné à Yeni Akit la réponse qu'elle mérite. Je tiens également à rappeler ce système de financement mis en place par le pouvoir. C'est une autre facette de la réalité..."