Réaction de Fatih Erbakan face à l'affaire İmamoğlu : « Une attitude qui piétine la politique comme la justice... »
Le président du Nouveau Parti de la prospérité (Yeniden Refah Partisi), Fatih Erbakan, a réagi à la garde à vue du maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, et de ses collaborateurs. M. Erbakan a déclaré : « Cette attitude, qui piétine à la fois la politique et la justice, résume le passage de l'État de droit à un 'État des procureurs et des juges'. »
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Les réactions se multiplient face à la garde à vue du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB), Ekrem İmamoğlu, et de ses collaborateurs. Parmi les voix qui se sont élevées figure celle du président du Nouveau Parti de la prospérité, Fatih Erbakan. Dans sa déclaration, M. Erbakan a affirmé : « Cette attitude, qui piétine à la fois la politique et la justice, résume le passage de l'État de droit à un 'État des procureurs et des juges'. »
Dans un message publié sur son compte de réseau social, M. Erbakan a déclaré ce qui suit :
« Il n'est ni juste ni légitime de faire subir à autrui, avec encore plus d'intensité, les injustices que vous avez vous-mêmes vécues par le passé. Cette attitude, qui piétine à la fois la politique et la justice, résume le passage de l'État de droit à un 'État des procureurs et des juges'.
À une époque où un dialogue est établi avec le chef d'une organisation terroriste, associer le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul à cette même organisation constitue par ailleurs une contradiction flagrante. En tant que Nouveau Parti de la prospérité, nous prenons position, comme toujours, en faveur du droit et de la justice.
Nous défendons la volonté nationale exprimée par les voies démocratiques. Nous rappelons le principe juridique fondamental selon lequel la présomption d'innocence prévaut jusqu'à preuve du contraire.
Altérer les réglages de la Turquie, ébranler la justice qui est le fondement de l'État et porter un coup à la quête de confiance et de stabilité dont l'économie a besoin ne profite à personne. »