Réaction de Şamil Tayyar aux propos du juge sur les « bouffonneries » lors du procès de la municipalité d'Istanbul : « Cela ne doit pas être banalisé »

La 61e audience du procès de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (IBB), qui se tient à Silivri, a débuté dans un climat de tension. Après des décisions concernant l'organisation et la durée des plaidoiries, des altercations ont éclaté, menant à l'expulsion d'Ekrem İmamoğlu de la salle. Les propos du président du tribunal, qualifiant de « bouffonnerie » l'attitude des députés du CHP Suat Özçağdaş et Sezgin Tanrıkulu, ont suscité la polémique, poussant même Şamil Tayyar, membre de l'AKP, à critiquer cette déclaration.

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La 61e audience du procès de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (IBB), qui se tient à Silivri, a débuté dans une atmosphère tendue en raison d'échanges houleux dans la salle d'audience. Les nouvelles décisions prises lors de l'audience et les dialogues qui ont suivi ont fait monter la tension.

L'ORGANISATION ET LA DURÉE DES PLAIDOIRIES MODIFIÉES

Lors de l'audience, le tribunal a modifié l'ordre des plaidoiries. Il a également été précisé que la durée des interventions de la défense serait limitée, l'objectif étant de clore le procès d'ici le 9 juillet.

Ces décisions ont donné lieu à des débats animés dans la salle d'audience.

EKREM İMAMOĞLU EXPULSÉ DE LA SALLE

Une vive tension est apparue entre Ekrem İmamoğlu, qui contestait les décisions du tribunal, et les magistrats.

À la suite de ces événements, il a été annoncé que le tribunal avait ordonné l'expulsion d'Ekrem İmamoğlu de la salle d'audience.

ALTERCATION ENTRE LES DÉPUTÉS DU CHP ET LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

Les députés du CHP présents pour suivre l'audience, Suat Özçağdaş et Sezgin Tanrıkulu, ont également exprimé leur désaccord avec les décisions du tribunal.

C'est à ce moment-là que le président du tribunal aurait déclaré aux députés du CHP : « Personne ne peut faire de bouffonneries ici sous prétexte d'être député. »

Ces propos du président du tribunal ont suscité une vive controverse dans l'opinion publique.

LA DÉCLARATION DE ŞAMİL TAYYAR (AKP)

L'ancien député de l'AKP, Şamil Tayyar, a également commenté les événements survenus lors de l'audience via son compte sur les réseaux sociaux.

Dans sa publication, Tayyar a affirmé qu'Ekrem İmamoğlu s'était comporté tout au long de l'audience non pas comme un accusé, mais comme un « président », ajoutant qu'il avait contribué à faire monter la tension à plusieurs reprises.

Suggérant qu'İmamoğlu pourrait être irrité d'avoir été mis au second plan lors des récents débats sur la nullité absolue, Tayyar a soutenu que c'était la raison pour laquelle la tension avait augmenté lors de l'audience.

« ÊTRE DÉPUTÉ NE DONNE PAS LE DROIT DE PERTURBER L'AUDIENCE »

Şamil Tayyar a affirmé que le député du CHP, Suat Özçağdaş, avait contesté le président du tribunal et tenté de saper l'autorité de la justice.

Tayyar a déclaré qu'être député ne conférait pas le droit de troubler l'ordre dans une salle d'audience, ajoutant qu'il ne cautionnait pas cette attitude.

« L'EXPRESSION UTILISÉE PAR LE JUGE EST ÉGALEMENT INAPPROPRIÉE »

Şamil Tayyar a également critiqué l'expression « Personne ne peut faire de bouffonneries ici sous prétexte d'être député » utilisée par le président du tribunal.

Tout en notant que le président du tribunal pouvait être sous pression en raison de la tension ambiante, Tayyar a souligné que ces propos n'étaient pas acceptables.

Dans sa publication, Tayyar a indiqué qu'il serait approprié que le président du tribunal corrige ses propos et reconnaisse son erreur, insistant sur le fait que de telles expressions ne devraient pas être banalisées.

« UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION POURRAIT ÊTRE ENVISAGÉE »

Şamil Tayyar a également suggéré qu'une nouvelle réglementation pourrait être mise en place pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent lors des audiences.

Tayyar a évoqué la possibilité d'interdire l'accès des députés aux salles d'audience ou de tenir les audiences à huis clos dans les procès où les tensions sont aussi vives.

En alternative, Tayyar a souligné que les présidents de tribunal devraient faire preuve de plus de sang-froid face aux provocations, insistant sur l'importance de rester calme face aux incitations jusqu'au prononcé du verdict.

En conclusion de sa déclaration, Şamil Tayyar a affirmé qu'afin de garantir le bon déroulement du procès, il fallait éviter tout événement susceptible de jeter le discrédit sur la procédure judiciaire.