Réaction du CHP à Erdoğan après l'attaque contre TUSAŞ : « Qui en rendra compte ? »

Le porte-parole du CHP, Deniz Yücel, a critiqué les déclarations du président Erdoğan suite à l'attaque terroriste contre TUSAŞ, qui a coûté la vie à 5 citoyens, et a ciblé les politiques de sécurité aux frontières.

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Les réactions se poursuivent après l'attaque terroriste perpétrée contre les installations de l'Industrie aérospatiale turque (TUSAŞ), situées dans le district de Kahramankazan à Ankara. 

Alors que 5 de nos concitoyens sont tombés en martyrs lors de l'attaque, le porte-parole du CHP, Deniz Yücel, a vivement réagi aux déclarations faites par le président Recep Tayyip Erdoğan concernant cet attentat.

« VOUS AVEZ TRANSFORMÉ LES FRONTIÈRES EN MOULIN À VENT » 

Le président Erdoğan avait indiqué que les deux terroristes ayant perpétré l'attaque étaient « entrés en Turquie par une opération d'infiltration depuis la Syrie »

Répondant à cette déclaration, Deniz Yücel a critiqué les politiques frontalières du gouvernement dans une publication sur les réseaux sociaux. Yücel a également attiré l'attention sur les politiques migratoires du gouvernement en déclarant : « Pas plus tard que la semaine dernière, vous disiez à Olaf Scholz : "Nos portes sont ouvertes aux Syriens, que les Libanais viennent aussi". Continuez-vous à ouvrir les portes ? »

Yücel a poursuivi sa réaction aux propos d'Erdoğan en ces termes : « Voilà, si vous transformez les frontières en moulin à vent et que vous remplissez le pays de personnes dont on ne sait pas qui elles sont, comme si vous les invitiez dans le champ de votre père, ce sont les innocents qui en font les frais. Le sang de nos martyrs ne doit pas rester impuni, la sécurité des frontières doit être assurée. »

« QUI EN RENDRA COMPTE ? » 

Dans sa publication sur les réseaux sociaux, Yücel a également évoqué la fille de 8 ans de la martyre Zahide Güçlü, déclarant avec émotion : « La fille de notre martyre Zahide Güçlü est une enfant qui vient de vaincre le cancer. Elle a 8 ans... Pourquoi sa mère a-t-elle été tuée ? Qui en rendra compte ? Les terroristes qui ont traversé la frontière les mains dans les poches ? Ou bien le gouvernement qui, au-delà des frontières, n'est même pas capable de protéger la capitale ? »