Réaction du DEM Parti à l'appel de la Turquie contre la décision de la CEDH sur Selahattin Demirtaş : « Un procès truqué »

La Turquie a demandé que la décision de violation rendue par la 2e section de la CEDH concernant Selahattin Demirtaş soit réexaminée par la Grande Chambre de la CEDH. La coprésidente du DEM Parti, Tülay Hatimoğulları, a réagi à cet appel.

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Les coprésidents du DEM Parti, Tülay Hatimoğulları et Tuncer Bakırhan, ont réagi à l'appel formé contre la décision de violation rendue par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) concernant Selahattin Demirtaş. 

Hatimoğulları a déclaré : « Faire appel de la décision de la CEDH, c'est persister dans l'illégalité, c'est nuire à la paix sociale et à la justice ! Depuis 9 ans, Selahattin Demirtaş, Figen Yüksekdağ et des dizaines de nos camarades sont retenus en otage par un procès truqué ». Bakırhan a ajouté : « Persister à ne pas reconnaître les décisions du droit international ne signifie rien d'autre que l'aveu d'une illégalité ».

Dans une publication sur son compte de réseau social, Hatimoğulları a exprimé ce qui suit :

« Faire appel de la décision de la CEDH, c'est persister dans l'illégalité, c'est nuire à la paix sociale et à la justice ! Depuis 9 ans, Selahattin Demirtaş, Figen Yüksekdağ et des dizaines de nos camarades sont retenus en otage par un procès truqué. Ni nous, ni les millions de personnes dont le cœur bat pour la paix, ne pouvons accepter que l'on persiste dans l'injustice en maintenant derrière les barreaux ceux qui devraient contribuer à la paix. Notre lutte pour la paix, le droit et la démocratie continuera face à ces mesures antidémocratiques. Le seul moyen d'accroître la foi en la fraternité est la liberté de nos camarades ! »

Bakırhan : Ce pays a besoin de respirer ensemble, de paix, de justice et de conscience

Réagissant à l'appel, le coprésident du DEM Parti, Tuncer Bakırhan, a déclaré dans une publication sur son compte de réseau social :

« La CEDH dit qu'il doit être libéré immédiatement ; le ministère de la Justice, lui, insiste pour maintenir l'illégalité. La décision est extrêmement claire : le cher Selahattin Demirtaş doit être libéré. Persister à ne pas reconnaître les décisions du droit international ne signifie rien d'autre que l'aveu d'une illégalité. En tant que parti, notre lutte pour la justice qui dure depuis des années se poursuivra aujourd'hui comme hier ; nous ne lâcherons pas cette situation injuste et illégale. Ce pays a besoin de respirer ensemble, de paix, de justice et de conscience. Nous lutterons jusqu'au bout pour que Figen Yüksekdağ, Selahattin Demirtaş et tous nos amis jugés dans le procès truqué de Kobané retrouvent leur liberté, et nous marcherons ensemble vers la paix. »