Réaction du président du CHP, Özgür Özel, à Erdoğan concernant « Rümeysa » : « Ce silence est une capitulation »

Le président du CHP, Özgür Özel, s'est adressé au président de l'AKP et chef de l'État, Recep Tayyip Erdoğan, via son compte de réseau social, au sujet de Rümeysa Öztürk, placée en détention aux États-Unis.

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Rümeysa Öztürk, doctorante à l'université Tufts, arrêtée aux États-Unis pour avoir soutenu la Palestine, a comparu devant un tribunal de l'immigration dans l'État de Louisiane, où elle est détenue depuis plus de deux semaines. 

Lors de l'audience à huis clos, les avocats d'Öztürk ont fait valoir que l'administration Trump tentait de détenir et d'expulser leur cliente en raison d'une tribune qu'elle avait écrite dans le journal étudiant concernant les attaques à Gaza, et ont demandé sa remise en liberté sous caution.

Les avocats du ministère de la Sécurité intérieure ont, quant à eux, plaidé contre sa libération sous caution, arguant que Rümeysa Öztürk présentait un risque de « fuite » et constituait un « danger pour la société ».

Le juge de l'immigration a rejeté la demande de libération sous caution d'Öztürk et a ordonné le maintien en détention.

ÖZGÜR ÖZEL A RÉAGI

Le président du CHP, Özgür Özel, a publié un message sur son compte de réseau social concernant la décision de maintenir Rümeysa en détention, exprimant sa réaction en ces termes :

« La demande de remise en liberté sous caution de la citoyenne turque et doctorante Rümeysa Öztürk, arrêtée le 25 mars pour avoir écrit un article soutenant la cause palestinienne aux États-Unis, a été rejetée.

Tayyip Erdoğan ne dit rien, et ne peut rien dire, lorsqu'il s'agit de son « partenaire » Trump, dont il a reçu l'aval pour le coup d'État du 19 mars en question.

Ceux qui, hier, ont libéré le pasteur Brunson sur un simple coup de fil de Trump, sont aujourd'hui incapables d'exiger la liberté de Rümeysa.

Ce silence est une capitulation.

Désormais, l'hypocrisie de ceux qui se taisent face au plan de déplacement forcé de Trump à Gaza, tout en jouant la comédie de la dispute avec Netanyahou pour faire du populisme, est évidente aux yeux de tous.

Aujourd'hui, la mauvaise foi de ceux qui ferment les stations de métro pour empêcher la marche de soutien à la Palestine organisée par notre branche provinciale d'Istanbul, et qui bloquent le cortège avec des centaines de policiers, est manifeste.

La cause palestinienne ne se défend pas par des discours enflammés dans des salons chauffés, elle se défend par l'action.

Rümeysa a résisté à l'oppression par la force de sa plume. Notre organisation d'Istanbul a fait entendre sa voix en manifestant.

Nous défendrons notre fille Rümeysa, et nous nous opposerons jusqu'au bout au plan de déplacement forcé des Palestiniens hors de Gaza.

Nous continuerons également à exposer l'hypocrisie du pouvoir au peuple. »