Réponse du CHP aux critiques sur la « normalisation »

Des responsables du CHP ont répondu aux critiques concernant le processus de normalisation entamé après les élections locales.

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Le président du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel, franchira le cap de sa première année à la tête du parti le 5 novembre.

Lors des élections locales du 31 mars, son premier test en tant que président, Özel a hissé son parti au rang de première force politique de Turquie.

Après les élections locales, une période de normalisation politique a commencé à être évoquée suite aux visites réciproques effectuées avec le président de l'AKP et chef de l'État, Recep Tayyip Erdoğan.

Cette période de normalisation a suscité des réactions au sein du parti.

À la suite de l'arrestation d'Ahmet Özer et de la nomination d'un administrateur judiciaire à la mairie d'Esenyurt, les débats sur cette période de normalisation ont été exprimés avec plus de vigueur.

Plus récemment, le maire de la municipalité métropolitaine de Mersin, Vahap Seçer (CHP), a critiqué la direction du parti en déclarant : « La tâche actuelle du CHP est d'apporter son soutien pour assurer le succès des municipalités et de se concentrer sur l'économie, qui est le véritable agenda de la Turquie. Poursuivre des fantasmes inutiles comme la normalisation, l'apaisement... Ce ne sont pas là les priorités du principal parti d'opposition. »

« L'ARBRE QUI PORTE DES FRUITS EST CELUI QUE L'ON LAPIDE »

Selon les informations rapportées par Gazete Duvar, la direction d'Özel a accueilli les critiques sur la « normalisation » par l'adage : « L'arbre qui porte des fruits est celui que l'on lapide ».

Soulignant qu'en tant que direction ayant remporté les élections locales du 31 mars, le parti conserve toujours sa position de première force politique, les responsables du CHP ont estimé : « La nouvelle politique menée porte ses fruits. Il ne faut pas voir d'un mauvais œil le fait que le parti et son président soient autant discutés et au centre de l'actualité, même si certaines critiques visent à nous discréditer. En fin de compte, nous sommes un acteur très important de la vie politique, et ce n'est pas une mauvaise chose. »