Révolte du journaliste Timur Soykan contre le blocage d'accès : « Nous luttons contre l'obscurité, le juge prend le pot-de-vin et fait disparaître l'article »
Le journaliste et écrivain Timur Soykan a exprimé son indignation face aux blocages d'accès successifs visant ses reportages sur les organisations criminelles et les réseaux de paris illégaux, ainsi que face à la corruption au sein du système judiciaire.
12punto
Revenant sur le processus qui a débuté avec la censure de ses articles sur le baron des paris illégaux Veysel Şahin, Soykan a précisé que même les articles qu'ils publiaient pour dénoncer ces blocages faisaient eux-mêmes l'objet de blocages répétés.
Attirant l'attention sur le mécanisme de censure opéré par les tribunaux de paix (sulh ceza hâkimlikleri), Soykan a décrit la spirale de la censure et la décomposition du système judiciaire en ces termes :
« J'ai constaté que mon article sur le baron des paris illégaux Veysel Şahin avait également été bloqué. À ce moment-là, je me suis dit : "Ah, donc c'est comme ça qu'ils bloquent."
Nous avons publié un article pour signaler que l'accès à l'information avait été bloqué, et cet article a lui aussi été bloqué.
Cela s'est répété 7 ou 8 fois. Nous nous efforçons de sortir le pays de ces ténèbres, mais un juge de paix prend le pot-de-vin, et hop, notre article s'envole, il disparaît. C'était aussi simple que ça. »
Soulignant que les reportages sur la corruption et le crime organisé, qui relèvent de l'intérêt public, sont systématiquement supprimés par des décisions des tribunaux de paix, Soykan a exprimé avec fermeté son opposition à l'entrave des activités journalistiques par la corruption et la pression judiciaire.
Timur Soykan: "Bir baktım, yasa dışı bahis baronu Veysel Şahin’le ilgili haberim de engellenmiş. O zaman dedim ki: ‘Ha, demek ki böyle engelleniyormuş.’
— Onlar (@tvOnlar) September 1, 2026
Habere erişim engeli geldiğini haber yaptık, o haberimize de erişim engeli geldi. Bu 7-8 kere tekrarlandı.
Biz memleket bu… pic.twitter.com/j1YQjcQr2I