Sa libération était attendue : jusqu'à 7 ans de prison requis contre Selahattin Demirtaş

Alors que sa libération était attendue suite à la décision de la CEDH, une peine allant jusqu'à 7 ans de prison a été requise contre l'ancien coprésident du HDP, Selahattin Demirtaş, dans le cadre d'un nouveau dossier ouvert pour « insulte au président ».

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Alors que la possibilité d'une libération de Selahattin Demirtaş, détenu depuis 9 ans, était évoquée suite à l'arrêt de la CEDH constatant une violation de ses droits, une nouvelle procédure judiciaire a été ouverte à son encontre. Selon l'acte d'accusation, ce procès a été ouvert pour « insulte au président » en raison de discours tenus par Demirtaş à Mersin et Diyarbakır.

Le tribunal a ordonné la jonction de deux dossiers distincts. Cependant, la demande de jonction des dossiers concernant ses discours à Ankara et Mardin n'a pas été retenue.

LE PROCUREUR RÉCLAME JUSQU'À 7 ANS DE PRISON

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a soutenu que Demirtaş avait commis le délit d'« insulte au président » de manière répétée, et a requis une peine d'emprisonnement allant de 1 an et 3 mois à 7 ans.

L'avocat de la partie civile, présent via le système de visioconférence (SEG-BİS), a fait valoir que Demirtaş ne devrait pas être condamné pour un délit continu, mais pour chaque acte séparément. L'avocat de la défense a, quant à lui, demandé un délai supplémentaire pour préparer sa plaidoirie en réponse au réquisitoire.

LE PROCÈS AJOURNÉ AU 6 JANVIER

Après avoir recueilli les déclarations, le juge a décidé du maintien en détention de Demirtaş. Il a également ordonné qu'un avertissement soit notifié à l'accusé, précisant que s'il ne se présentait pas à la prochaine audience, il serait considéré comme « exerçant son droit au silence ». L'audience a été reportée au 6 janvier.