Scandale à Eskişehir : le mufti de district accusé d'agression sexuelle sur une enfant de 12 ans ! D'abord remis en liberté...
Le mufti du district de Seyitgazi, à Eskişehir, qui dispensait des cours de religion dans un collège imam-hatip, est accusé d'avoir envoyé des messages à caractère sexuel à N.A., une élève de 12 ans. Placé en garde à vue puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt aux fins de détention provisoire émis par le parquet. Le mufti, à nouveau interpellé, devrait être déféré au tribunal.
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À Eskişehir, un suspect a été placé en garde à vue pour des accusations d'agression et d'abus sexuels.
İ.Y., mufti du district de Seyitgazi à Eskişehir, est accusé d'avoir envoyé des messages à caractère sexuel et harcelé N.A., une élève de 12 ans du collège imam-hatip où il dispensait des cours.
Après que N.A. eut relaté les faits, la famille a déposé une plainte auprès du parquet. Après sa garde à vue, İ.Y. a été présenté au juge des référés pénal, qui l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Le parquet général de la République d'Eskişehir a contesté cette décision. Un mandat d'arrêt aux fins de détention provisoire a été émis à l'encontre de İ.Y., qui a été à nouveau placé en garde à vue.
Le communiqué du parquet général de la République d'Eskişehir indique ce qui suit :
« Une enquête a été immédiatement ouverte par notre parquet général de la République concernant les allégations d'agression et d'abus sexuels dont aurait été victime la mineure N.A., résidant dans le district de Seyitgazi à Eskişehir, de la part du suspect İ.Y. Dans ce cadre, le suspect İ.Y. a été placé en garde à vue. Notre parquet général de la République a déféré le suspect İ.Y. au juge des référés pénal aux fins de détention provisoire pour les infractions de "harcèlement sexuel sur mineur et abus sexuel sur mineur par voie de harcèlement" prévues par le Code pénal turc n° 5237 ; le juge des référés pénal l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire. »
Le communiqué précise que le parquet général de la République a formé un recours contre la décision de contrôle judiciaire rendue à l'encontre du suspect, et ajoute : « À la suite de ce recours, le tribunal correctionnel de permanence a décidé d'émettre un mandat d'arrêt aux fins de détention provisoire à l'encontre du suspect İ.Y. ; le suspect a été appréhendé en vertu de ce mandat d'arrêt le 11 janvier. L'enquête se poursuit sous tous ses aspects et avec la plus grande rigueur. »