Son compte WhatsApp piraté, un message d'Alpay Özalan envoyé : le porte-parole du CHP poursuit Turkcell en justice

Le porte-parole du CHP, Deniz Yücel, avait annoncé que son compte WhatsApp avait été piraté. M. Yücel a détaillé les circonstances de ce complot et a annoncé qu'il allait poursuivre l'opérateur Turkcell en justice.

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Le porte-parole du CHP, Deniz Yücel, avait annoncé le lundi 19 août 2024 que son compte WhatsApp avait été piraté. M. Yücel a demandé à ce que les messages et appels envoyés depuis son numéro ne soient pas pris en compte.

Dans sa déclaration, Deniz Yücel avait lancé l'avertissement suivant : « Mon compte WhatsApp a malheureusement été piraté par des personnes malveillantes. Je tiens à vous informer que les messages, appels ou autres communications que vous recevez de ma part ne proviennent pas de moi et ne sont pas sécurisés. Durant cette période, veuillez ne prêter attention à aucun message venant de moi, ne cliquez sur aucun lien et ne partagez pas vos informations personnelles. »

Alors que la photo de profil du compte WhatsApp du porte-parole du CHP, Deniz Yücel, a été remplacée par une photo du président Recep Tayyip Erdoğan faisant le signe Rabia, des messages ont été envoyés à certaines personnes.

Depuis son compte WhatsApp, une photo du député AKP Alpay Özalan, qui avait frappé le député TİP Ahmet Şık au Parlement, a été envoyée à certaines personnes et groupes, accompagnée du message : « Alpay Özalan doit-il vous frapper aussi ? »

Le porte-parole du CHP, Deniz Yücel, a détaillé les circonstances du complot dont il a été victime et a annoncé qu'il allait poursuivre Turkcell en justice.

Voici la déclaration de Deniz Yücel :

« À L'ATTENTION DU PUBLIC…

Bien que la méthode utilisée n'ait pas encore été déterminée, la ou les personnes ayant obtenu mes informations d'identité ont, le 19 août 2024 à 14h40, via un centre de communication de l'opérateur que j'utilise, et en se faisant passer pour moi avec mes propres informations, fait émettre une nouvelle carte SIM pour mon numéro que j'utilise depuis 25 ans. La carte SIM insérée dans mon téléphone a été automatiquement désactivée.

Grâce à cette carte SIM, mon compte WhatsApp a été piraté. Ma photo de profil a d'abord été remplacée par celle du président Tayyip Erdoğan, puis des messages ont été envoyés aux contacts et groupes enregistrés sur mon compte, incluant la photo d'Alpay Özalan avec le texte : « Alpay Özalan doit-il vous frapper aussi ? »

Dès que nous avons pris conscience de cette attaque, nous avons publié un message d'avertissement sur les réseaux sociaux afin de protéger les personnes enregistrées dans mon répertoire et sur mon compte WhatsApp.

Nous avons ensuite pris les mesures nécessaires pour suspendre l'utilisation de mon compte WhatsApp. L'activation de mon compte a été suspendue suite aux échanges nécessaires, et nos démarches officielles pour résoudre le problème sont en cours.

Cet incident ne résulte pas d'une faille de sécurité de ma part ou de celle de notre parti.

Cette attaque ne vise pas seulement Deniz Yücel, mais a été perpétrée en raison de mes fonctions de vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), de porte-parole du parti et de député.

Si une carte SIM peut être émise illégalement au nom d'une personne occupant les fonctions de porte-parole du principal parti d'opposition, de vice-président et de député, alors la liberté de communication, les données personnelles et les informations de personne ne sont en sécurité dans ce pays. Je laisse le public en juger…

Je déposerai une plainte auprès du parquet contre la ou les personnes ayant obtenu mes informations d'identité et piraté mon WhatsApp par des méthodes illégales, ainsi que contre toute personne ayant une responsabilité ou une négligence dans cette affaire, pour les chefs d'accusation de vol de données personnelles, cybercriminalité et violation de la liberté de communication.

Par ailleurs, je tiens à exprimer que je vais également intenter une action en dommages et intérêts, tant matériels que moraux, contre Turkcell concernant cette attaque survenue via un centre de communication de l'opérateur que j'utilise.

Que personne n'ait de doute : nous mènerons tous les combats nécessaires pour que cette attaque, perpétrée aujourd'hui contre le porte-parole du principal parti d'opposition, un vice-président et un député, ne se reproduise pas demain contre nos 85 millions de citoyens, et pour que la faille de sécurité des communications dans notre pays ne soit pas banalisée. Respectueusement porté à la connaissance du public. »