L'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie s'est réunie : les 5 premiers articles du projet de loi incluant le rapatriement de capitaux ont été adoptés
Lors de l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), les 5 premiers articles du « Projet de loi portant modification de certaines lois », qui contient également des dispositions relatives au rapatriement de capitaux, ont été adoptés.
12punto
L'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie s'est réunie sous la présidence de la vice-présidente de l'Assemblée, Pervin Buldan, pour examiner le « Projet de loi portant modification de certaines lois », qui inclut des dispositions sur le rapatriement de capitaux. Après les interventions hors ordre du jour, les prises de parole d'une minute des députés, les évaluations des vice-présidents de groupe et les débats sur les motions présentées par les groupes politiques à la présidence de l'Assemblée, l'examen du projet de loi a débuté. À l'issue des discussions, les 5 premiers articles du texte ont été adoptés.
Selon les articles adoptés, une modification est apportée à la « Loi sur la procédure de recouvrement des créances publiques ». En cas de difficultés majeures pour le débiteur public à régler sa dette à l'échéance, à appliquer une saisie ou à convertir des biens saisis en numéraire, un report de paiement pourra être accordé pour une durée maximale de 72 mois, moyennant des intérêts. Aucune garantie ne sera exigée si la dette totale du débiteur n'excède pas 1 million de livres. Pour les dettes dépassant ce montant, la garantie obligatoire sera égale à la moitié de la part excédant 1 million de livres. Le président de la République sera habilité à multiplier ce montant par 10 ou à le réduire de moitié. Un autre article modifie la « Loi sur l'impôt sur le revenu ». Selon cette disposition, pour les revenus et gains obtenus hors de Turquie qui sont exonérés d'impôt sur le revenu, ou lors de transferts de biens par succession soumis à l'impôt sur les successions et donations pendant la période d'exonération, l'impôt sera prélevé au taux de 1 %. Un autre article adopté concerne l'exonération d'impôt sur le revenu pour les actions remises gratuitement ou à prix réduit par les employeurs au personnel travaillant dans des entreprises technologiques (techno-entreprises) répondant aux critères fixés par le ministère de l'Industrie et de la Technologie. À cet égard, le plafond pouvant faire l'objet de l'exonération sera redéfini comme étant le double du salaire brut de l'année concernée.
« LES GAINS OBTENUS PAR DES PERSONNES HORS DE TURQUIE SERONT EXONÉRÉS D'IMPÔT SUR LE REVENU PENDANT 20 ANS »
Avec ce projet de loi, les gains et revenus obtenus hors de Turquie par des personnes considérées comme résidentes en Turquie seront exonérés d'impôt sur le revenu pendant 20 ans, à condition qu'elles n'aient pas eu de domicile ni d'assujettissement fiscal en Turquie au cours des 3 dernières années civiles précédant leur installation. Le fait que les personnes physiques relevant de cette disposition aient été assujetties en Turquie avant cette période en raison de revenus fonciers, de revenus de capitaux mobiliers ou de gains en capital ne fera pas obstacle à l'application de cette exonération. Aucune déclaration annuelle ne sera requise pour ces gains et revenus, et ils ne seront pas inclus dans la déclaration de revenus si celle-ci est déposée pour d'autres sources de revenus. Les dépenses et coûts liés à ces gains et revenus exonérés ne seront pas pris en compte dans la détermination des gains et revenus imposables. Les impôts payés à l'étranger sur ces gains et revenus ne pourront pas être déduits de l'impôt sur le revenu établi en Turquie. Si le non-respect des conditions d'exonération est constaté ultérieurement, les impôts non perçus seront considérés comme ayant subi une perte fiscale. Le ministère du Trésor et des Finances sera habilité à déterminer les procédures et principes relatifs à l'application de cette disposition. Cette mesure entrera en vigueur à la date de sa publication, pour s'appliquer aux personnes considérées comme résidentes en Turquie à partir du 1er janvier 2026.
L'ACCORD INTERNATIONAL ENTRE LA TURQUIE ET L'OCDE A ÉTÉ ADOPTÉ
Après l'adoption des 5 premiers articles du projet de loi, les débats ont commencé sur le « Projet de loi portant approbation du protocole relatif au renouvellement du mémorandum d'entente sur l'établissement du Centre d'Istanbul » entre la Turquie et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La vice-présidente de l'Assemblée, Pervin Buldan, a fait lire les articles un par un et les a soumis au vote. À l'issue du vote, le projet a été adopté.