Tensions dans les tribunes lors du match France-Israël
Des moments de tension ont marqué le match de football entre la France et Israël, comptant pour le groupe A de la Ligue des nations de l'UEFA.
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Lors du match disputé à Paris, la capitale française, des supporters israéliens ont provoqué des bagarres et agressé certains supporters français, alors que l'hymne national israélien était sifflé.
Le député de La France insoumise (LFI), Raphaël Arnault, a déclaré sur son compte X que des supporters extrémistes israéliens avaient annoncé à l'avance leur intention de venir au match pour en découdre.
Arnault a affirmé que de nombreux lynchages avaient eu lieu dans le stade et a interrogé les autorités sur les mesures prises pour empêcher les agissements des supporters israéliens d'extrême droite.
Le coordinateur du parti LFI, Manuel Bompard, a partagé des images montrant des supporters israéliens agressant des supporters français, qualifiant la situation de "honteuse".
Emmanuel Hoarau, étudiant et journaliste, a partagé sur son compte X une photo montrant le moment où il a déployé un drapeau palestinien dans les tribunes pendant le match.
Dans une déclaration sur le même réseau social, Hoarau a écrit : "Aucune mesure liberticide ne pourra faire oublier le massacre en cours à Gaza", en interpellant le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, sur son compte X.
Emmanuel Hoarau a également partagé le message "Palestine libre".
Le président français Emmanuel Macron, dans une déclaration à la presse française avant le match, a affirmé qu'ils ne céderaient pas à l'antisémitisme, où qu'il se manifeste, et que la violence et l'intimidation ne l'emporteraient pas en France.
LE MATCH FRANCE-ISRAËL SOUS HAUTE SÉCURITÉ
En France, les réactions des soutiens à la Palestine concernant le match France-Israël au Stade de France, situé à Saint-Denis, se poursuivaient depuis des semaines.
Dans le cadre de leurs actions menées ces dernières semaines, les soutiens à la Palestine avaient appelé à l'annulation du match, au boycott de la rencontre par les supporters français et avaient demandé aux joueurs de l'équipe de France de refuser de participer à la rencontre.
Suite aux événements survenus avant et pendant le match Ajax-Maccabi Tel Aviv, disputé le 7 novembre à Amsterdam aux Pays-Bas dans le cadre de la Ligue Europa, les autorités françaises ont mis en place des mesures de sécurité renforcées pour ce match.
La police, qui a établi un périmètre de sécurité autour du stade, a procédé au contrôle des personnes s'en approchant.
Alors qu'il était demandé aux supporters de ne pas venir au stade avec des sacs ou des bouteilles, les commerces aux alentours du stade ont baissé leurs rideaux à 15h30, heure locale.
À Paris et à Saint-Denis, 4 000 policiers et gendarmes, ainsi que 1 400 agents de sécurité du stade, ont été mobilisés. Le nombre de forces de sécurité déployées pour ce match était deux fois supérieur à celui des rencontres à haute tension entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l'Olympique de Marseille, qui se jouent dans le même stade avec 80 000 spectateurs.
Par ailleurs, il était interdit aux supporters de s'asseoir dans les tribunes proches du terrain et d'apporter des drapeaux palestiniens dans le stade.