TGC : Des journalistes empêchés de suivre l'audience concernant le meurtre de notre confrère Hakan Tosun
Le conseil d'administration de l'Association des journalistes de Turquie (TGC) a suivi l'audience du journaliste assassiné Hakan Tosun.
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La première audience du procès relatif à l'agression ayant entraîné la mort du journaliste environnemental et défenseur des droits à la vie, Hakan Tosun, s'est tenue le mercredi 6 mai 2026 à 14h00 devant la 17e cour d'assises de Bakırköy.
L'audience a été suivie par la secrétaire générale Sibel Güneş et le secrétaire général adjoint Uğur Güç, au nom du conseil d'administration de la TGC.
Avant le début du procès, les journalistes ont été empêchés de suivre l'audience. Les forces de sécurité sont intervenues contre les journalistes et les avocats. Après les bousculades, le tribunal a autorisé les journalistes à suivre l'audience depuis une salle via le système SEGBİS.
La secrétaire générale de la TGC, Sibel Güneş, et le secrétaire général adjoint, Uğur Güç, ont fait une déclaration à l'issue de l'audience :
« Notre confrère Hakan Tosun, qui poursuivait son travail de journalisme indépendant et qui était la voix et les yeux du public grâce à ses reportages environnementaux et ses documentaires, a perdu la vie le vendredi 10 octobre 2025 à Esenyurt lors d'une attaque perpétrée par un groupe alors qu'il rentrait chez lui.
En tant que représentants de l'Association des journalistes de Turquie, nous avons demandé aujourd'hui à rencontrer le président du tribunal pour que tous les journalistes puissent suivre le procès de notre confrère assassiné. Cependant, le président du tribunal n'a pas autorisé tous les journalistes à suivre l'affaire.
Les forces de sécurité sont intervenues brutalement contre les journalistes. La liberté de la presse et la liberté d'expression ont été une nouvelle fois bafouées. Le droit des journalistes à suivre les audiences est garanti par la Constitution. L'intervention brutale des forces de sécurité à l'encontre des journalistes est inacceptable. Le journalisme n'est pas un crime. Cette décision prise par le tribunal crée un effet dissuasif pour les journalistes qui suivent le processus judiciaire. Elle jette une ombre sur la publicité et la transparence des débats judiciaires.
Cette situation constitue une violation du droit du public à l'information, protégé par l'article 28 de la Constitution. Nous demandons instamment au tribunal de prendre les dispositions nécessaires pour que les journalistes puissent suivre le procès dans des conditions saines. »