TGC : Il est inacceptable de tenter d'intimider 26 journalistes et chroniqueurs du journal Sözcü par des plaintes pénales
Le conseil d'administration de l'Association des journalistes de Turquie (TGC) a publié une déclaration concernant les plaintes pénales déposées par Cengiz Holding contre le journal Sözcü et 26 de ses collaborateurs.
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La déclaration souligne les points suivants :
« De nouvelles restrictions à la liberté de la presse s'ajoutent chaque jour à celles qui existent déjà. Récemment, le patron de Cengiz Holding, Mehmet Cengiz, a déposé une plainte auprès du parquet contre 26 journalistes et chroniqueurs du journal Sözcü en raison de leurs reportages et de leurs articles.
Nous sommes convaincus que cette initiative ne trouvera aucun écho dans un système judiciaire équitable.
En effet, selon la Déclaration des droits et responsabilités des journalistes de Turquie, le journaliste est avant tout responsable envers le public et la vérité. Conformément au droit du public à l'information, le journaliste a l'obligation de transmettre les faits sans les déformer, quelles qu'en soient les conséquences pour lui-même, lorsqu'il exerce sa liberté d'informer, de commenter et de critiquer.
Si la diffusion d'une information répond à un intérêt public, qu'elle est actuelle, conforme à la réalité apparente et rédigée dans le respect des principes déontologiques, cette information est considérée comme conforme au droit, quelles qu'en soient les conséquences.
Les journalistes ne peuvent être sanctionnés alors qu'ils accomplissent leur mission en vertu des droits qui leur sont conférés par la Constitution et la loi sur la presse.
L'article 26 du Code pénal turc n° 5237 dispose qu'« aucune peine n'est infligée à celui qui exerce son droit ». Par conséquent, toute tentative similaire est vouée à l'échec.
Alors qu'un processus inverse devrait être à l'œuvre, il est inacceptable de tenter d'intimider les journalistes par des menaces de poursuites civiles et de peines de prison, et cela ne doit pas aboutir.
Le journalisme n'est pas un crime. Pour que nous puissions être un pays démocratique, la libre circulation de l'information est indispensable. Tenter de faire pression sur les journalistes par des plaintes pénales, des procès et des peines de prison est contraire à la liberté de la presse et à la liberté d'expression. »