Trois maires du CHP en garde à vue : Yılmaz Tunç défend les opérations !

Le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, a défendu ce matin les nouvelles opérations lancées contre les municipalités du CHP, déclarant : « En présence de soupçons sérieux de crime, il est impensable que la justice reste indifférente. »

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Le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, a répondu sur la plateforme de réseaux sociaux X aux critiques concernant les nouvelles opérations lancées ce matin contre les municipalités du CHP.

Défendant ces opérations avec les mots : « En présence de soupçons sérieux de crime, il est impensable que la justice reste indifférente », M. Tunç a ajouté : « Personne n'est au-dessus des lois et du droit. Tout le monde, y compris ceux qui exercent une fonction publique, est soumis au contrôle judiciaire. »

Dans sa déclaration, M. Tunç a souligné le respect du droit en affirmant : « Ce que toute personne respectueuse du droit doit faire, c'est attendre la décision de la justice, respecter le processus juridique et éviter les attitudes qui pourraient jeter une ombre sur un procès équitable. »

Voici les propos de M. Tunç :

« Les enquêtes judiciaires ouvertes par les parquets compétents concernant les allégations de corruption et de concussion visant les maires d'Antalya, Manavgat, Adana et Adıyaman sont menées conformément aux exigences du droit et dans des limites strictement légales.

Conformément à l'article 160 du Code de procédure pénale : "Lorsqu'une situation donnant l'impression qu'un crime a été commis apparaît, le procureur de la République est tenu de commencer immédiatement l'enquête afin de faire la lumière sur la vérité matérielle et de décider s'il y a lieu d'engager des poursuites publiques."

En présence de soupçons sérieux de crime, il est impensable que la justice reste indifférente. Face aux preuves et aux allégations présentées par les parquets, les droits à la défense des personnes suspectées sont garantis. 

Personne n'est au-dessus des lois et du droit. Tout le monde, y compris ceux qui exercent une fonction publique, est soumis au contrôle judiciaire. Qualifier les procédures judiciaires menées durant la phase d'enquête de "politiques", "partisanes" ou "intentionnelles" constitue des accusations irresponsables qui portent directement atteinte à l'impartialité et à l'indépendance de la justice, dans le but de la discréditer.

Les jugements hâtifs tels que "il n'y a aucun crime" ou "le crime a été commis avec certitude", formulés sans connaître le contenu des dossiers, s'apparentent à des déclarations visant à influencer l'enquête.

En particulier, la propagande noire menée par certains milieux contre les membres de la justice nuit aux processus judiciaires et à la sécurité juridique.

Ceux qui osent associer les enquêtes judiciaires à Monsieur le Président de la République avec un ton irrespectueux et déplacé, et qui profèrent des accusations sans fondement et vulgaires, s'attaquent en réalité directement à la justice, au droit et à l'ordre constitutionnel. 

Les déclarations contenant des insultes et des menaces à l'encontre des autorités judiciaires indépendantes menant l'enquête constituent une tentative manifeste de faire pression sur la justice, d'empêcher l'exercice de celle-ci et de tromper l'opinion publique. 

De tels discours agressifs et irresponsables sont absolument inacceptables. Alors que le processus judiciaire est en cours, personne ne peut se permettre l'impertinence de se substituer aux juges et aux procureurs pour rendre un verdict. 

Ce que toute personne respectueuse du droit doit faire, c'est attendre la décision de la justice, respecter le processus juridique et éviter les attitudes qui pourraient jeter une ombre sur un procès équitable. »