Un étage supplémentaire avait été ajouté à l'hôtel Isias

Dans l'acte d'accusation concernant l'hôtel Isias à Adıyaman, qui s'est effondré lors des séismes du 6 février centrés à Kahramanmaraş, causant la mort de 72 personnes, et pour lequel des peines allant jusqu'à 22 ans et 6 mois de prison sont requises contre 11 accusés, il est précisé que l'hôtel avait d'abord été autorisé en tant que résidence et qu'un étage supplémentaire avait été ajouté ultérieurement.

12punto

Dans l'acte d'accusation préparé par le bureau du procureur général d'Adıyaman concernant l'hôtel Isias, où 72 personnes, dont des sportifs, des enseignants et des guides touristiques venus de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), ont perdu la vie lors des séismes, des rapports d'experts ont été inclus. L'acte d'accusation requiert des peines allant de 2 ans et 8 mois à 22 ans et 6 mois de prison pour 11 accusés, dont 5 sont en détention, pour le chef d'accusation de "causer la mort et des blessures à plusieurs personnes par négligence consciente".

L'acte d'accusation indique que le permis de construire de l'hôtel avait été délivré pour une "résidence" le 5 janvier 1993, mais qu'il avait été renouvelé en tant qu'hôtel le 8 novembre 2001. Il est précisé : "D'après les informations et documents figurant au dossier, il a été constaté qu'un étage sans permis a été ajouté à la structure en 2016, portant le nombre total d'étages de 9 à 10, et que cet étage ajouté représentait 410 mètres carrés".

IL A FAIT CONSTRUIRE UN ÉTAGE ET A ALOURDI LA CHARGE

L'acte d'accusation, qui mentionne que des rénovations ont été effectuées à différentes dates après l'ouverture de l'hôtel, souligne : "Il a été compris qu'avec les modifications apportées entre 2014 et 2015, la capacité de l'hôtel a été augmentée et qu'en outre, en 2016, en ignorant la sécurité sismique, un étage sans permis non prévu par le projet a été construit, imposant une charge supplémentaire au système porteur de la structure. L'expertise réalisée a déterminé que la qualité du béton de la structure ne répondait pas aux conditions requises par les deux réglementations en vigueur. Il a été conclu que ces insuffisances et lacunes ont contribué à l'effondrement du bâtiment".

Le procès des accusés, qui ont nié les accusations dans leurs déclarations incluses dans l'acte d'accusation, débutera dans les prochains jours devant la 3e Cour d'assises.