Un réseau de cybercriminalité démantelé : opération du MIT contre des fraudeurs se faisant passer pour la PTT et HGS
Dans le cadre d'une opération menée depuis Istanbul, un réseau de cybercriminalité aux connexions internationales, qui escroquait des citoyens en utilisant les noms de la PTT et de HGS, a été démantelé. Grâce à une action conjointe du MIT, du MASAK et de la Gendarmerie, 12 suspects ont été interpellés, dont 10 ont été placés en détention provisoire.
İHA
Dans le cadre d'une enquête de grande envergure menée par le bureau du procureur général d'Istanbul Anadolu, un réseau de cybercriminalité organisée, qui escroquait des citoyens en usurpant les marques PTT et HGS, a été démasqué lors d'une opération coordonnée par le MIT, le Conseil d'enquête sur les crimes financiers (MASAK) et le Commandement général de la Gendarmerie.
L'opération, lancée après six mois de travail technique et de renseignement, a permis l'arrestation de 12 suspects, dont 10 ont été placés en détention provisoire par le tribunal.
DES TÉLÉPHONES PIRATÉS PAR DES LOGICIELS MALVEILLANTS
Selon les informations obtenues par le MIT, les membres du réseau prenaient le contrôle total des appareils Android en y installant des logiciels malveillants. Grâce à ce procédé, des SMS frauduleux tels que « Vous avez une dette HGS » ou « Votre colis PTT n'a pas été réceptionné » étaient envoyés depuis les téléphones des citoyens, à leur insu.
En cliquant sur les liens contenus dans ces messages, les citoyens étaient redirigés vers de faux sites internet imitant parfaitement les originaux, où ils étaient incités à divulguer leurs coordonnées bancaires et leurs informations personnelles. Les analyses du MASAK ont révélé que les revenus issus de ces fraudes étaient convertis en cryptomonnaies et blanchis via des réseaux internationaux.
UN LIEN AVEC LA GÉORGIE MIS AU JOUR
L'approfondissement de l'enquête a permis d'établir que le réseau était dirigé depuis la Géorgie et recevait des ordres via des canaux Telegram. Avec le soutien du renseignement du MIT, l'identité des individus basés en Géorgie a été établie et des efforts sont en cours pour procéder à leur arrestation.
DES RAIDS SIMULTANÉS DANS 6 PROVINCES
Les opérations visant les suspects identifiés ont été menées simultanément à Istanbul, İzmir, Van, Elazığ, Bingöl et Hakkâri. Lors des perquisitions effectuées à l'aube, 12 suspects ont été arrêtés ; de nombreux supports numériques, de l'argent liquide, des devises étrangères et des portefeuilles de cryptomonnaies ont été saisis dans les domiciles.
318 SITES FRAUDULEUX FERMÉS
Dans le cadre de l'opération, 318 sites internet utilisés par le réseau pour ses activités frauduleuses ont été bloqués. De plus, un « panneau de contrôle » spécial utilisé par les pirates pour gérer les téléphones a été saisi. Il a été révélé que ce système permettait d'envoyer des SMS, de transférer des appels, de surveiller les caméras et les écrans, et même de suivre la localisation en temps réel des utilisateurs, le tout sans leur consentement.
Selon le rapport du MIT, le logiciel enregistrait également les frappes au clavier. Cela permettait de dérober les données les plus sensibles, y compris les mots de passe et les codes de vérification à usage unique. Dans certains cas, il a été déterminé que les données collectées ne servaient pas seulement à des fins financières, mais aussi au chantage et à l'espionnage.
AVERTISSEMENT DU MIT SUR LA CYBERSÉCURITÉ
Les responsables du MIT ont souligné que tous les moyens sont mobilisés pour éviter que les citoyens ne soient victimes de la recrudescence des cyberfraudes.
Tout en précisant que ces opérations coordonnées par les institutions de l'État se poursuivront sans interruption, les recommandations suivantes ont été adressées aux citoyens :
Ne téléchargez pas d'applications provenant de sources inconnues.
Ne cliquez pas sur les liens provenant de numéros que vous ne connaissez pas.
Effectuez vos transactions financières uniquement via les applications officielles.