Une mesure pour accélérer la transformation urbaine : changement dans les registres fonciers
Dans le cadre d'un nouveau règlement visant à dynamiser les processus de transformation urbaine, l'ajout de mentions marginales aux registres fonciers, l'augmentation des incitations financières et la facilitation de la transformation par décision à la majorité sont prévus.
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Une étape importante a été franchie dans les travaux de transformation urbaine avec l'introduction d'une nouvelle réglementation concernant les transactions foncières. Selon les informations fournies par le professeur Harun Tanrıvermiş, directeur du département de développement et de gestion immobilière de la Faculté des sciences appliquées de l'Université d'Ankara, diverses modifications législatives ont été mises en vigueur afin d'accélérer la transformation des structures présentant un risque sismique et d'en faciliter le financement.
Conformément à la modification réglementaire, il sera désormais possible d'apposer des mentions marginales sur les registres fonciers des biens immobiliers faisant l'objet d'une transformation. Cela permettra de protéger les droits des ayants droit et d'assurer la transparence des opérations tout au long du processus de transformation urbaine. Toutes les procédures se poursuivront dans le cadre de la Loi sur la transformation des zones sous risque de catastrophe.
Les nouvelles dispositions apportent également des changements significatifs aux processus décisionnels des projets de transformation urbaine. Le professeur Tanrıvermiş a précisé qu'il est désormais obligatoire de convoquer tous les propriétaires et copropriétaires aux réunions, et que les décisions prises lors de ces réunions seront valides à la majorité simple. Selon ses déclarations : « La nouvelle réglementation impose l'obligation de convoquer les propriétaires et les copropriétaires aux réunions et permet à tout propriétaire de demander la convocation de l'ensemble des autres propriétaires. »
Alors que les décisions prises lors des réunions sont consignées dans des procès-verbaux, une flexibilité a également été introduite concernant le taux de garantie des entrepreneurs dans les projets. Le taux de garantie, qui était auparavant de 10 %, pourra être réduit jusqu'à 6 % avec la nouvelle réglementation. Cette mesure vise à encourager la participation des entrepreneurs et du secteur privé aux projets de transformation urbaine. Parallèlement à ces changements, les exonérations fiscales et les droits de mutation ont également été révisés.
Par ailleurs, en clarifiant le transfert des droits de construction, il sera possible pour les propriétaires de zones inconstructibles de transférer leurs droits dans des régions proches, et les exonérations de droits de mutation seront maintenues sous certaines conditions.
RÔLE DES SOUTIENS FINANCIERS ET DES FONDS D'INVESTISSEMENT
Le professeur Tanrıvermiş a souligné l'importance des outils financiers innovants pour le financement des projets à grande échelle. Appelant à la généralisation des fonds d'investissement immobilier (GYF), des sociétés d'investissement immobilier (GYO) et des certificats immobiliers, M. Tanrıvermiş a déclaré : « Ces outils doivent être bien expliqués au public. Les acteurs du marché doivent se familiariser avec les certificats immobiliers. Les instruments financiers tels que les fonds d'investissement de projet et les certificats immobiliers doivent être davantage orientés vers la transformation urbaine. De plus, la Turquie doit impérativement utiliser efficacement les fonds provenant d'organisations ou d'investisseurs internationaux via des structures de fonds d'investissement de projet. Plus important encore, elle doit mobiliser la force de son propre secteur privé. »
Par ailleurs, la nécessité pour le secteur privé et le secteur public de jouer un rôle plus actif dans les projets, qui reposent généralement sur le volontariat, est également évoquée.
SITUATION CRITIQUE DU PARC IMMOBILIER À RISQUE EN TURQUIE
Soulignant qu'il existe entre 6,7 et 7 millions de structures à risque dans tout le pays, M. Tanrıvermiş a insisté sur le fait que 1,2 million de bâtiments nécessitant une transformation urgente sont concentrés dans les provinces et districts situés sur la ligne de faille nord-anatolienne. De nombreux besoins de transformation existent dans de nombreuses régions, d'Istanbul à Sakarya et Düzce, et de l'Anatolie orientale aux côtes de la mer Égée et de la Méditerranée.
Appelant à une mobilisation globale pour la transformation urbaine, M. Tanrıvermiş a déclaré : « La mobilisation pour la transformation de la Turquie ne doit pas commencer demain, mais aujourd'hui, maintenant, à cette heure précise. Il serait erroné d'attendre que seuls le ministère, la TOKİ ou les institutions concernées soient les seuls acteurs. Ce processus doit être global ; toutes les municipalités, les entreprises de construction institutionnelles et les sociétés d'investissement immobilier doivent y participer activement. Il est nécessaire d'aborder le processus de transformation urbaine et de réduction des risques de catastrophe avec un esprit de lutte nationale ou une approche de mobilisation. Chaque individu, chaque entreprise et chaque organisation du pays doit mettre la main à la pâte pour la transformation. »
Avec l'entrée en vigueur de ces réglementations, il est prévu que les travaux de transformation urbaine soient menés de manière plus efficace, tant sur le plan financier que sur le plan opérationnel, au cours de la période à venir.