Verdict dans l'affaire du « complot sur les réseaux sociaux » contre Muharrem İnce : faux reçu bancaire et images à caractère sexuel
Le verdict a été rendu dans le procès de 14 accusés, poursuivis pour avoir diffusé des publications sur les réseaux sociaux concernant un faux reçu bancaire établi au nom de Muharrem İnce, membre du CHP, et du conseiller présidentiel Maksut Serim, ainsi que pour avoir propagé de fausses images à caractère sexuel visant M. İnce.
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Les accusés non détenus Seyfullah T. et Gülsün A., ainsi que les avocats des parties, ont assisté à l'audience devant le 35e tribunal correctionnel d'Ankara.
Le juge, rappelant que le réquisitoire sur le fond avait été présenté lors de l'audience précédente, a donné la parole aux parties pour leurs dernières déclarations.
Les avocats des accusés ont plaidé l'innocence de leurs clients, affirmant qu'ils étaient jugés pour des crimes dont ils n'étaient pas les auteurs, et ont demandé leur acquittement.
Les accusés non détenus Seyfullah T. et Gülsün A. ont également réitéré leurs précédentes déclarations et demandé au tribunal de les acquitter.
LES ACCUSÉS AYANT EFFECTUÉ LE PAIEMENT...
En rendant son verdict, le tribunal a condamné les accusés Arkan G., Mehmet G., Mustafa Ç., Salim Faruk K., Gülsün A., Kadir A., Murat T., Seyfullah T., Tekin A. et Tülün K. à 2 ans et 1 mois de prison pour le délit de « transmission ou obtention illégale de données ».
Par ailleurs, le tribunal a décidé d'abandonner les poursuites pour « injure » contre Muharrem İnce à l'encontre des accusés Mehmet G., Salim Faruk K., Soner Hakkı Ç., Yusuf T. et Mehmet Ali C., au motif que cette infraction était soumise à une procédure de paiement préalable et que les accusés avaient effectué ledit paiement.
DANS L'ACTE D'ACCUSATION...
Dans l'acte d'accusation préparé par le parquet général d'Ankara dans le cadre de l'enquête sur le faux reçu bancaire, Muharrem İnce et Maksut Serim figurent en tant que plaignants, tandis qu'Elif Duman et Kerime Oruç sont mentionnées en tant que victimes.
L'acte d'accusation réclamait des peines allant de 4 ans à 9 ans et 6 mois de prison pour chacun des accusés, pour les chefs d'accusation d'« usage en connaissance de cause d'un faux document privé », d'« obtention ou diffusion illégale de données personnelles » et d'« injure par communication sonore, écrite ou visuelle ».
Par ailleurs, les dossiers ouverts contre les accusés devant différents tribunaux avaient été regroupés, portant le nombre d'accusés à 14 dans le procès en cours devant le 35e tribunal correctionnel d'Ankara.