Yılmaz Tunç s'en prend aux réseaux sociaux
S'exprimant lors de la réunion de l'organisation judiciaire, le ministre de la Justice Yılmaz Tunç a ciblé les réseaux sociaux. Déclarant : « Nous ne ferons absolument aucune concession face aux fausses déclarations visant à discréditer le pouvoir judiciaire, que nous qualifions notamment de 'tribunaux des réseaux sociaux' », M. Tunç a ajouté : « Car nous savons très bien que le but de ces initiatives n'est pas seulement d'ébranler la confiance envers la justice, mais directement envers l'État. »
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Le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, a participé à la réunion de l'organisation judiciaire organisée à Antalya, au sein du centre de formation et de services sociaux de la Fondation pour le renforcement de l'organisation judiciaire (ATGV).
Dans son discours, M. Tunç a souligné que la justice est la valeur commune la plus importante assurant la paix et l'ordre au sein de la société, et qu'elle est la clé de l'équilibre social, déclarant : « La justice est le garant du fait que tous les membres composant la société vivent dans la sécurité et la prospérité. Là où la justice est forte, l'individu, la famille et la société sont forts. Toute la mission du pouvoir judiciaire, son mode de fonctionnement et son style, y compris l'indépendance et l'impartialité, visent à ce que la justice soit rendue. L'attente de notre nation à notre égard est un système judiciaire qui fonctionne bien, prévisible, rapide et plus juste. »
« LA JUSTICE CONSISTE À RENDRE À CHACUN CE QUI LUI EST DÛ »
Expliquant que la conception de la justice n'est pas un concept qui change d'une personne à l'autre, mais qu'elle est claire, précise et explicite, M. Tunç a ajouté :
« La justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. C'est remettre chaque chose à sa place. La justice, qui est une conception si sacrée et précieuse, est la raison fondamentale de la marche pénible des travailleurs judiciaires à la recherche de la vérité matérielle. Pour les travailleurs judiciaires, rendre justice à l'opprimé, éteindre le feu de l'injustice et apaiser les consciences est une épreuve difficile qui dure toute une vie. Les membres du pouvoir judiciaire ne doivent agir qu'à la lumière de leur conscience, guidés par la Constitution et les lois. C'est pourquoi il ne faut pas oublier que chaque décision rendue n'est pas seulement la résolution d'une affaire, mais aussi un effort pour établir un équilibre sur la balance de la justice de la conscience sociale. »
IL CIBLE LES RÉSEAUX SOCIAUX
Poursuivant son discours en ciblant les réseaux sociaux, M. Tunç a continué en ces termes :
« De plus, nous ne tolérerons jamais les campagnes de désinformation visant le pouvoir judiciaire sur les réseaux sociaux et autres plateformes, ainsi que les tentatives visant à ébranler le sentiment de justice. Nous ne ferons absolument aucune concession face aux fausses déclarations visant à discréditer le pouvoir judiciaire, que nous qualifions notamment de 'tribunaux des réseaux sociaux'.
Car nous savons très bien que le but de ces initiatives n'est pas seulement d'ébranler la confiance envers la justice, mais directement envers l'État. C'est pourquoi nous éliminerons avec détermination ces efforts visant à discréditer nos membres du pouvoir judiciaire et notre système judiciaire.
Par ailleurs, lorsque vous prenez vos décisions, vous ne devez laisser aucune voix ou discours cherchant à obscurcir la vérité ternir la clarté de vos consciences. Chacune de vos décisions doit être prise en n'écoutant que la voix de la Constitution, des lois et de votre conscience. Les commentaires intentionnels faits sans connaître le dossier, le droit ou les preuves, ou les intérêts individuels, ne doivent avoir aucun poids sur votre balance de la justice. »
Déclarant que les membres du pouvoir judiciaire doivent agir sous la guidance de leur conscience, fidèles aux principes universels du droit, sans rester dans l'ombre d'aucune pression, M. Tunç a exprimé ses points de vue : « L'information correcte du public occupe une place importante dans la lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Afin de corriger les perceptions erronées sur le pouvoir judiciaire et d'informer correctement le public, nos procureurs généraux et nos bureaux de communication médiatique doivent être actifs. Car les informations incomplètes ou erronées diffusées dans les médias peuvent accroître les critiques injustes envers la justice et entraîner la formation d'opinions négatives telles qu'une 'perception d'impunité'. »