Contrôle fiscal du ministère des Finances : 2 millions de logements seront inspectés un par un

Le ministère des Finances a identifié 2 millions de logements où les revenus locatifs pourraient échapper à l'impôt. Afin d'éviter l'évasion fiscale sur les loyers, le ministère a décidé de se rendre sur place, logement par logement, pour identifier les occupants.

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Le ministère des Finances a lancé une opération qui concerne de près les propriétaires. Le ministère a entamé un contrôle rigoureux des revenus locatifs de l'année 2023, qui doivent être déclarés en mars 2024.

En croisant les données de la Direction générale du cadastre et de la Direction générale de la population et des affaires citoyennes, environ 4,5 millions de logements ayant un potentiel de revenus locatifs ont été analysés en fonction du statut des locataires et des propriétaires.

2 MILLIONS DE LOGEMENTS SERONT CONTRÔLÉS

En comparant les occupants des logements avec leurs propriétaires, et en excluant les logements occupés par les parents, les enfants ou les frères et sœurs des propriétaires, ainsi que ceux pour lesquels une déclaration de revenus annuelle a déjà été effectuée, il a été déterminé qu'environ 2 millions de logements présentent un potentiel de revenus locatifs.

Le ministère des Finances a décidé de lancer une opération de terrain, en visitant les logements un par un, afin d'éviter que les revenus locatifs de 2023 ne soient soustraits à l'impôt. Le ministère utilisera les informations analysées auprès des institutions pour atteindre les contribuables qui perçoivent des loyers sans déclarer leurs revenus.

Le ministère des Finances se rendra dans 2 millions de foyers, un par un, pour identifier les logements loués et leurs occupants afin de les enregistrer.

Les premiers courriers ont déjà commencé à parvenir aux occupants des logements concernés. Il est demandé aux locataires de fournir des informations sur leur contrat de location, la date de début de location, le montant du loyer et les modalités de paiement.

DOIT-ON PAYER UN IMPÔT SI LE LOGEMENT EST PRÊTÉ À UN PROCHE SANS LOYER ?

Un propriétaire est libre de laisser un proche utiliser son logement sans percevoir de loyer. Cependant, même en l'absence de loyer, il est obligatoire de payer l'impôt sur le revenu pour les logements mis à disposition d'un proche. En d'autres termes, même si vous ne percevez pas de loyer, vous devez payer des impôts. Pour éviter l'évasion fiscale par ce biais, une disposition sur le « loyer de référence » (emsal kira bedeli) a été introduite dans la loi sur l'impôt sur le revenu.

Selon l'article 73 de la loi sur l'impôt sur le revenu, intitulé « loyer de référence », le loyer de référence des biens immobiliers laissés à la disposition d'autrui sans contrepartie est considéré comme le loyer effectif de ces biens. Pour les logements, ce loyer de référence est fixé à 5 % de la valeur cadastrale du bien. Selon cette règle, par exemple, le loyer de référence d'un logement mis gratuitement à disposition devient le loyer officiel du bien. L'impôt doit être payé sur la base de ce loyer de référence.

Toutefois, selon cette même disposition, le loyer de référence n'est pas déclaré et aucun impôt sur le revenu n'est dû pour les logements mis gratuitement à disposition de proches parents tels que les parents, grands-parents, enfants, petits-enfants ou frères et sœurs. Néanmoins, selon la loi, le « loyer de référence » doit être payé si le logement est occupé par un oncle, une tante, un neveu, une nièce ou une belle-mère.

LE LOYER DE RÉFÉRENCE EST CONNU SOUS LE NOM D'« IMPÔT SUR LA BELLE-MÈRE »

Dans le langage courant, l'impôt sur les logements mis à disposition de parents éloignés est appelé « Impôt sur la belle-mère » (Kaynana Vergisi).

Si une personne laisse sa mère habiter dans son logement sans loyer, elle ne paie pas d'impôt, mais si elle y installe sa belle-mère, elle doit payer l'impôt. La même règle s'applique pour le conjoint.