Nouvelles règles pour les charges de copropriété votées par la Grande Assemblée nationale de Turquie
Des mesures contre les charges de copropriété excessives et de nouvelles sanctions concernant les services de gestion environnementale entrent en vigueur suite à l'adoption d'une proposition de loi par l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM).
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La Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) a approuvé de nouvelles réglementations juridiques qui concernent de près les résidents et les locataires. Avec l'adoption de 11 articles de la « Proposition de loi portant modification de la loi sur le cadastre, de certaines lois et du décret-loi n° 375 », des mesures importantes ont été prises pour contrôler les charges de copropriété abusives.
Par ailleurs, les modifications apportées introduisent des réglementations touchant de nombreux domaines, allant des transactions foncières à la gestion environnementale. Grâce aux innovations apportées à la loi sur le logement social, le processus de demande pour la vente de biens immobiliers est simplifié et la voie est ouverte aux transactions par voie électronique. Aucune forme officielle ne sera requise pour les processus de vente immobilière ; les documents de demande pourront être complétés par voie électronique ou par communication à distance. De plus, en cas de décès, si les héritiers ne présentent pas les documents officiels, l'Administration du logement social (TOKİ) aura le droit de s'adresser directement au tribunal ou à un notaire. L'administration sera également exemptée de l'obligation de déposer une caution dans le cadre des procès et des procédures d'exécution engagés en raison de ses fonctions.
Le ministère de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Changement climatique sera habilité à prendre les décisions de transfert ou d'expropriation d'urgence pour les nouveaux projets de logements sociaux. Les procédures d'expropriation des biens immobiliers concernés seront prises en charge par le ministère ou par l'Administration du logement social.
RENFORCEMENT DES SANCTIONS DANS LES SERVICES ENVIRONNEMENTAUX
Les articles adoptés par l'Assemblée apportent également des nouveautés importantes concernant la législation environnementale. Conformément à la décision d'annulation de la Cour constitutionnelle, la définition de « cabinet de conseil en environnement » a été redéfinie et le concept de « personne autorisée » a été ajouté à la législation. Ainsi, les personnes diplômées des facultés des sciences ou d'ingénierie des universités et autorisées par le ministère pourront fournir des services de gestion environnementale.
Les cabinets de conseil en environnement seront chargés de préparer tous types de rapports et de documents techniques ; ils auront l'obligation de signaler au ministère les non-conformités constatées dans les rapports d'activité mensuels. L'amende administrative applicable aux institutions, organisations et entreprises qui ne bénéficient pas de services de gestion environnementale, qui ne mettent pas en place d'unité de gestion environnementale ou qui ne font pas appel à des cabinets de conseil a été fixée à 209 624 lires, tandis qu'une amende de 139 746 lires sera appliquée à ceux qui n'emploient pas d'ingénieur en environnement ou de personne autorisée.
Les procédures et principes relatifs à l'environnement seront régis par des règlements émis par le ministère. Une amende administrative de 75 000 lires sera également infligée aux cabinets de conseil qui ne respectent pas les pratiques. De plus, selon le système de points de pénalité imposé aux prestataires de services de gestion environnementale, si ces derniers atteignent 100 points en 4 ans, leurs certificats de qualification seront suspendus pendant 180 jours. Les certificats des entreprises dépassant 200 points sur la même période seront invalidés pendant deux ans.
À l'avenir, toutes les institutions et organisations menant des activités susceptibles de nuire à l'environnement devront bénéficier de services de gestion environnementale et se conformer aux processus décisionnels. Avec cette nouvelle réglementation, l'accent est mis une fois de plus sur la responsabilité environnementale, et il apparaît que les sanctions ont été portées à des niveaux dissuasifs.