Coulisses : que s'est-il dit dans les couloirs de l'AKP pendant la crise de Van ?

La journaliste Nuray Babacan, qui a rapporté ce qui s'est passé dans les coulisses de l'AKP lors de la crise du certificat d'élection à Van, a déclaré : « Parmi les cadres du parti réunis dans un restaurant pour discuter jusqu'au sahour, certains ont affirmé qu'il s'agissait d'une opération montée contre l'AKP ».

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Lors des élections locales du 31 mars, le droit d'éligibilité d'Abdullah Zeydan, candidat à la mairie pour le DEM Parti arrivé en tête à Van, a été révoqué et le certificat d'élection a été remis à Abdulahat Arvas, candidat de l'AKP arrivé en deuxième position.

À la suite du recours déposé par le DEM Parti, le Conseil électoral suprême (YSK) a annulé la décision du Conseil électoral provincial de Van et a ordonné que le certificat d'élection de la municipalité métropolitaine de Van, initialement remis au candidat de l'AKP, soit attribué à Abdullah Zeydan, candidat du DEM Parti.

Nuray Babacan, chroniqueuse pour Gazete Pencere, a rapporté les discussions qui ont eu lieu dans les coulisses de l'AKP au moment de la crise de Van.

Voici l'extrait pertinent de l'article de Babacan : 

« Le jour où le comité exécutif central (MYK) du parti s'est réuni, l'annonce par le Conseil électoral provincial de Van qu'il remettrait le certificat d'élection au candidat de l'AKP, au motif que le candidat du DEM n'avait pas l'éligibilité requise, a provoqué un choc. Parmi les cadres du parti réunis dans un restaurant après la réunion du MYK pour discuter jusqu'au sahour, certains ont affirmé qu'il s'agissait d'une opération montée contre l'AKP. »

« Au sein du groupe, personne n'a défendu l'idée que remettre le certificat au candidat de l'AKP était une décision juste, mais les fondements juridiques ont été examinés. Des appels ont été passés au ministère de la Justice et aux bureaucrates concernés pour tenter de découvrir les coulisses de cette affaire. Certains se sont interrogés sur l'identité du juge ayant délivré le certificat de restitution des droits civiques au candidat du DEM. Il a été souligné que cette décision aurait des conséquences politiques. »

« Par ailleurs, il est apparu qu'aucune enquête n'avait été ouverte concernant le juge qui a délivré au candidat du DEM le document attestant de la restitution de ses droits civiques alors que le délai n'était pas encore expiré. Cette approche a conduit à braquer les regards sur le ministère de la Justice. Alors que l'éventualité d'un excès de zèle de la part de certains était évaluée, d'autres ont critiqué l'attitude du ministère de la Justice. À ce stade, une intervention a été effectuée auprès de la présidence afin de s'efforcer de résoudre le problème en respectant la volonté populaire. »

'DIVERGENCE ENTRE LE SIÈGE ET L'ÉQUIPE DE LA PRÉSIDENCE' 

« Entre-temps, aux heures où les débats s'intensifiaient, la différence d'attitude entre le siège du parti et l'équipe de la présidence est apparue une fois de plus. La divergence entre la vision juridique des anciens cadres du parti et celle du cabinet des conseillers de la présidence a été mise en évidence. Les luttes de pouvoir au sein du parti sont devenues encore plus visibles. »