Le plan de l'AKP pour les « 10 % d'opposants » à Istanbul : cette stratégie va être mise en œuvre !

Alors que la Turquie approche des élections locales, il est avancé que l'AKP se tourne vers un candidat capable de convaincre les « 10 % d'électeurs opposants mais mécontents de la gestion municipale » à Istanbul.

12punto

Accélérant ses préparatifs pour les élections locales du 31 mars 2024, l'AKP poursuit ses travaux d'alliance avec le MHP tout en élaborant une stratégie pour reconquérir les grandes villes perdues face au CHP lors des élections locales de 2019.

LE PLAN DES 10 %

Selon les informations relayées par BBC Türkçe, des sources au sein du parti au pouvoir soutiennent qu'Istanbul pourrait être reconquise si un candidat capable de convaincre les électeurs — estimés à environ 10 % selon les sondages réalisés tant en interne qu'auprès d'organismes indépendants — qui avaient voté pour Ekrem İmamoğlu en 2019 mais qui sont aujourd'hui insatisfaits des services municipaux, était désigné.

ILS S'ÉTAIENT TOURNÉS VERS İMAMOĞLU EN 2019

Les cadres de l'AKP font les évaluations suivantes concernant la stratégie à suivre sur la base de ces données :

« Il existe actuellement une masse électorale d'environ 10 % située dans une zone grise. Ce sont des personnes qui ont voté auparavant pour le CHP ou un autre parti d'opposition, et qui sont opposées à l'AKP. Cependant, elles accordent de l'importance à la qualité des services municipaux. La facilité de transport, la propreté de l'environnement et la simplification de la vie urbaine sont leurs priorités. Il existe une étude réalisée par une université sur ce groupe d'électeurs : ce groupe de 10 % a voté pour Ekrem İmamoğlu en 2019. Mais 46 % d'entre eux déclarent qu'ils ne voteront plus pour lui car ils n'apprécient pas les services municipaux. Le score de l'AKP à Istanbul se situe déjà dans la fourchette de 44-45 %. Un candidat pour lequel au moins la moitié de ce groupe d'électeurs pourrait voter nous permettrait de remporter l'élection confortablement. Ce groupe d'électeurs n'aime pas non plus les candidats trop populaires. C'était l'erreur commise en 2019. Des noms mis en avant par leur identité politique avaient été désignés. C'est pourquoi ils se sont tournés vers İmamoğlu en 2019. La même erreur ne doit pas être répétée, il faut désigner des noms qui répondront aux attentes en matière de services municipaux. »