Les zones d'ombre des « gangs de nouvelle génération » révélées dans ce livre
« Yeni Nesil Çeteler » (Gangs de nouvelle génération), écrit par les journalistes Sadık Güleç et Osman Çaklı et publié par les éditions Tekin Yayınevi, est désormais disponible pour les lecteurs.
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La Turquie est confrontée ces derniers temps à des « gangs de nouvelle génération », distincts de la mafia classique. Une vague de fond, née dans les quartiers pauvres d'Istanbul, s'est renforcée pendant longtemps sans attirer l'attention. En 2013, le nom de ces groupes a commencé à apparaître dans les médias suite au meurtre de Hasan Ferit Gedik, qui luttait contre la drogue à Gülsuyu. Au cours de la décennie écoulée entre le meurtre de Gedik et celui de l'ancien président des Foyers idéalistes (Ülkü Ocakları), Sinan Ateş, ces groupes sont apparus comme les auteurs de nombreuses attaques quasi quotidiennes.
Ces « gangs de nouvelle génération », qui tirent leurs noms de dessins animés comme les Dalton, les Lucky Luke (Red Kit), les Casper ou les Schtroumpfs (Şirinler), étendent désormais leurs activités à l'étranger.
COMMENT ONT-ILS GRANDI ?
Dans cet ouvrage coécrit, Güleç et Çaklı mettent en lumière la manière dont ces structures se sont formées, comment elles ont grandi et comment elles recrutent leurs membres. Le livre « Yeni Nesil Çeteler » explique que ces structures utilisent très efficacement les réseaux sociaux, entrent en conflit avec des organisations de gauche dans les quartiers politisés d'Istanbul et tentent de créer leurs propres zones « libérées » dans les banlieues.
ILS UTILISENT UN DISCOURS DE GAUCHE
Güleç et Çaklı soulignent que ces groupes utilisent une rhétorique de gauche et filment leurs attaques sur fond de musique du groupe Grup Yorum. Le livre « Yeni Nesil Çeteler » intègre également des témoignages et des récits de première main de membres de gangs, d'habitants des quartiers et de membres d'organisations socialistes.