Entrevue au ministère pour la retraite progressive : l'EMADDER a présenté sa proposition, des avis divergents parmi les experts

L'EMADDER a transmis au ministère sa proposition de retraite progressive pour les personnes ayant commencé à cotiser après 1999 ; les experts ont émis des avis divergents.

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La question de la retraite progressive, attendue par les travailleurs qui n'ont pas pu bénéficier de la réforme sur l'âge de la retraite (EYT) et dont l'affiliation à la sécurité sociale est postérieure au 8 septembre 1999, est de nouveau à l'ordre du jour. L'Association pour la justice dans la retraite (EMADDER) a transmis au ministère du Travail et de la Sécurité sociale le modèle et les revendications qu'elle a préparés.

Les réformes des retraites et des salaires figurent parmi les sujets suivis de près par des millions de travailleurs.

La présidente de l'EMADDER, Mihriban Uğurlu, et la direction de l'association ont rencontré le vice-ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Ahmet Aydın. Lors de l'entretien, les allégations de préjudice subi par les personnes assurées après le 8 septembre 1999 et les propositions de l'association pour un modèle de transition progressive ont été exposées.

La direction de l'EMADDER a rencontré le vice-ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Ahmet Aydın.

LA DEMANDE DE L'EMADDER A ÉTÉ PRÉSENTÉE AU MINISTÈRE

Dans sa déclaration concernant l'entretien, Mme Uğurlu a indiqué avoir demandé si le président Recep Tayyip Erdoğan était au courant du dossier, et que le vice-ministre Aydın lui aurait répondu que le président en était informé. Mme Uğurlu a déclaré : « Ce sujet est désormais entre les mains de notre président ».

Lors de la réunion, les justifications et les propositions de solution pour la retraite progressive ont été abordées.

Selon le modèle défendu par l'association, il est prévu que les conditions de départ à la retraite augmentent progressivement en fonction de l'année d'entrée dans la vie active. Ainsi, pour les travailleuses ayant une inscription à la sécurité sociale entre le 9 septembre 1999 et 2000, il est proposé un âge de 43 ans, et de 45 ans pour les travailleurs, avec une condition de 6 400 jours de cotisation.

Le modèle proposé préconise une augmentation de l'âge et des jours de cotisation en fonction de la date d'entrée dans la vie active.

Le projet suggère une augmentation annuelle d'un an pour l'âge requis et de 75 jours pour les cotisations pour chaque année suivante. Dans ce cadre, pour une entrée en 2001, les exemples donnés sont de 44 ans pour les femmes et 46 ans pour les hommes avec 6 475 jours de cotisation ; pour une entrée en 2004, 47 ans pour les femmes et 49 ans pour les hommes avec 6 700 jours de cotisation. Pour ceux entrés dans le système en 2008, il est proposé un âge de 51 ans pour les femmes et 53 ans pour les hommes, avec 7 000 jours de cotisation.

Les conditions d'âge et de jours de cotisation sont au cœur du débat sur la retraite progressive.

L'expert en sécurité sociale Ersin Bayav a évoqué l'année 2027 pour les travailleurs dans l'attente. Selon M. Bayav, une éventuelle préparation pourrait être structurée autour d'un modèle de transition progressive, permettant d'intégrer progressivement au système les centaines de milliers de citoyens ayant commencé à travailler entre 1999 et 2008.

Il est indiqué qu'une éventuelle réglementation pourrait concerner ceux ayant commencé à cotiser entre 1999 et 2008.

De son côté, le journaliste Faruk Erdem a fait une évaluation différente sur la question de la retraite progressive en réponse à une question posée lors d'une émission en direct. M. Erdem a soutenu qu'il n'y avait actuellement aucun travail en cours sur ce sujet, déclarant : « Il n'y a pas de travail sur la retraite progressive... Non, ce n'est pas à l'ordre du jour. Certains cherchent à faire du clic. Ne faites pas cela car il n'existe aucune réglementation légale de ce type. Je le répète à maintes reprises ».

Le journaliste Faruk Erdem a affirmé qu'il n'existait actuellement aucune réglementation légale pour la retraite progressive.

Ainsi, alors que les revendications des associations et les attentes de certains experts persistent concernant la retraite progressive, il n'existe aucune annonce claire concernant un calendrier officiel de réforme. Le sujet continue d'être suivi de près, en particulier par les travailleurs qui ne sont pas couverts par la réforme EYT.