Est-ce la raison pour laquelle le salaire minimum n'est pas augmenté ?

Si le salaire minimum n'est pas augmenté de 25 % en juillet, des millions de fonctionnaires, d'employés du secteur public et de travailleurs du secteur privé devront payer 5 100 TL d'impôts supplémentaires au cours du second semestre.

12punto

Le gouvernement persiste à ne pas accorder d'augmentation intermédiaire en juillet aux travailleurs au salaire minimum, déjà écrasés par une pluie d'impôts.

Selon les informations d'Erdoğan Süzer pour Sözcü, la réticence du gouvernement à augmenter le salaire minimum de 17 002 lires, qui est tombé en dessous du seuil de pauvreté, s'explique par le calcul visant à collecter davantage d'impôts auprès de millions de fonctionnaires et d'ouvriers. Si le salaire minimum était augmenté de 25 % en juillet, le montant de l'impôt sur le revenu payé par les fonctionnaires, les employés du secteur public et les travailleurs du secteur privé entre juillet et décembre diminuerait de 5 100 lires. En d'autres termes, cet argent qui irait à l'État resterait dans la poche des travailleurs. Pour éviter cette situation favorable à des millions de salariés, le gouvernement ferme pour l'instant les yeux sur le fait que le salaire minimum reste en dessous du seuil de pauvreté.

Avec la réglementation introduite en 2022, l'abattement pour minimum vital (AGI) a été supprimé et remplacé par une exonération d'impôt (impôt sur le revenu) sur le salaire minimum. Cette mesure a permis à tous les travailleurs, y compris les fonctionnaires, de bénéficier d'une exonération équivalente au montant du salaire minimum. Grâce à ce dispositif, chaque augmentation du salaire minimum entraîne automatiquement une hausse du montant de l'exonération fiscale pour tous les salariés.

RÉDUCTION DU MONTANT DE L'IMPÔT

Selon les calculs effectués par Kubilay Yalçınkaya, représentant syndical du Syndicat des travailleurs de la santé (SES), l'augmentation du salaire minimum de 8 506 lires à 11 402 lires l'année dernière a permis à chaque fonctionnaire de payer au total 3 477 lires d'impôts en moins au cours du second semestre de l'année. Le montant de l'exonération mensuelle, qui était de 1 176 lires au cours des six premiers mois, est ainsi passé à 1 902 lires. De la même manière, si une augmentation intermédiaire était appliquée cette année, l'exonération fiscale liée au salaire minimum pour chaque fonctionnaire passerait de 3 400 lires à 4 251 lires, permettant ainsi de payer 5 100 lires d'impôts en moins sur une période de 6 mois.