Importante augmentation pour les coursiers indépendants
Les coursiers travaillant pour des plateformes de commerce électronique, de livraison de repas et de courses, ont commencé à générer des revenus records grâce aux récentes augmentations.
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Des changements significatifs ont été apportés aux tarifs de rémunération des coursiers indépendants travaillant dans la livraison de repas et de courses. Alors que les gains par colis et par heure ont augmenté de 27 % à 47 %, la tranche de rémunération horaire la plus basse a été fixée à 51 lires en semaine entre 14h00 et 17h00, tandis que les tarifs après 02h30 du matin atteignent 92 lires. Le dimanche, le gain horaire le plus élevé atteint 100 lires.
Des augmentations substantielles ont également été constatées sur les revenus des commandes individuelles et multiples. Alors que la tarification des commandes multiples a été relevée de 24 % à 47 %, les montants payés par commande groupée varient désormais de 25,5 lires à 50 lires.
Les tarifs au kilomètre, calculés en fonction de la distance parcourue par les coursiers, ont été ajustés. Le paiement pour les 3 premiers kilomètres est passé à 6,5 lires, à 6,7 lires pour une distance comprise entre 3 et 5 kilomètres, et à 7,1 lires pour les colis livrés entre 5 et 6 kilomètres. Pour les livraisons de 6 kilomètres et plus, le tarif est de 7,8 lires. De plus, durant la période hivernale, une prime supplémentaire de 30 lires a été incluse dans le cadre d'une campagne pour les commandes dépassant 6 kilomètres.
Les incitations pour les coursiers atteignant leur quota quotidien de commandes ont également été augmentées. Un coursier qui termine 20 commandes dans la journée recevra 620 lires, et celui qui en livre 24 percevra 760 lires. Le montant versé augmente progressivement avec le nombre de commandes ; pour 82 commandes, ce montant atteint 4 400 lires.
NOUVEAU NIVEAU DE REVENU POUR LES COURSIERS INDÉPENDANTS
Pour un coursier indépendant effectuant en moyenne 42 livraisons par semaine, le gain hebdomadaire atteint environ 29 400 lires, et le revenu horaire s'élève à 452 lires. Ce rythme porte le chiffre d'affaires total sur une base mensuelle à 117 600 lires. Il est précisé que ces chiffres sont encore plus élevés pour les coursiers travaillant de plus longues heures.
Les revenus non déclarés et les pratiques de facturation continuent de faire l'objet de débats. Parmi les coursiers indépendants, l'achat et la vente illégaux de factures pour échapper à la charge fiscale se généralisent. Par exemple, en justifiant des factures de 100 000 lires émises contre des entreprises de restauration par des dépenses fictives, un terrain propice à l'évasion fiscale est créé. En payant une commission de 2 à 3 % sur les factures émises, il est possible d'obtenir des revenus élevés avec moins d'impôts. Cette situation entraîne des pertes fiscales importantes.
Par ailleurs, la tendance des coursiers à travailler sans facturation pour certains travaux annexes persiste. En particulier pour les demandes provenant d'entreprises non affiliées à des plateformes de commerce électronique, pour les courtes distances, des montants tels que 100 lires par livraison sont perçus sans qu'aucune facture ne soit émise, ce qui élimine totalement la responsabilité fiscale.
Bien que le niveau élevé des gains puisse sembler avantageux sur le plan financier, de nombreux coursiers indépendants rencontrent des difficultés financières car ils ne paient pas régulièrement leurs cotisations Bağ-Kur ou leurs impôts. Pour cette raison, certains coursiers envisagent de passer par des entreprises sous-traitantes pour éviter le poids des dettes, tandis que les entrepreneurs attendent des remises sur les cotisations BAĞ-KUR ou des restructurations de dettes fiscales. Cependant, la persistance de ces problèmes à long terme constitue un risque pour la durabilité du secteur de la livraison.