L'aveu de Mehmet Şimşek sur la vie chère

Le ministre du Trésor et des Finances, Mehmet Şimşek, a répondu aux questions concernant la vie chère, les attentes en matière d'amnistie fiscale, les critiques sur l'impôt sur les sociétés et les rumeurs sur son état de santé lors de son intervention devant la Commission du plan et du budget de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM).

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S'exprimant devant la Commission du plan et du budget de la Grande Assemblée nationale de Turquie, le ministre du Trésor et des Finances, Mehmet Şimşek, a affirmé qu'ils étaient conscients de la hausse du coût de la vie en Turquie. M. Şimşek a évalué la situation actuelle en déclarant : « Cela existe réellement, et il serait surprenant qu'il en soit autrement. Il y a des difficultés dans le monde entier, mais nous subissons évidemment les effets secondaires du programme ; dire que cela n'existe pas serait faux. »

IL FERME LA PORTE À UNE AMNISTIE FISCALE

Fermant la porte aux attentes concernant une amnistie fiscale, M. Şimşek a souligné que de telles mesures affectaient négativement la discipline fiscale et a déclaré ce qui suit :

« Il est très clair que ces amnisties fiscales — on les appelle amnisties, c'est pour cela que je le dis, il s'agit de restructurations — nuisent au respect des obligations fiscales. C'est pourquoi, par principe, nous voulons faire ceci : si un contribuable nous présente son bilan et son compte de résultat pour démontrer qu'il est en difficulté, nous procédons volontiers à un échelonnement des paiements. Par conséquent, dans ce sens, la restructuration est ouverte à tous ceux qui sont en difficulté. Il n'y a donc aucune mesure législative de ce type à notre ordre du jour ; nous ne jugeons pas approprié de mettre en place une mesure générale qui récompenserait ceux qui ne paient pas leurs impôts à temps. »

RÉPONSE AUX CRITIQUES SUR L'IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS

Selon les informations rapportées par Cumhuriyet, M. Şimşek a également évoqué les critiques du vice-président Cevdet Yılmaz à l'égard des bureaucrates concernant la baisse des recettes de l'impôt sur les sociétés. En acceptant cette évaluation, il a déclaré : « J'accepte la critique de Monsieur le Vice-président concernant l'impact de la comptabilité inflationniste et je l'en remercie. Cela peut arriver, nous ne prétendons pas être parfaits en tout... Quoi qu'il en soit, j'assume la responsabilité, en tant que ministre, j'assume la responsabilité. »

MISE AU POINT SUR LES RUMEURS DE SANTÉ

Rejetant les allégations concernant une maladie chronique, M. Şimşek a démenti ces rumeurs en déclarant : « Je n'ai actuellement aucune maladie chronique, ni aucune maladie récente. »

RÉPONSE AUX RUMEURS DE DÉMISSION

M. Şimşek a également rejeté fermement les allégations selon lesquelles il souhaiterait quitter ses fonctions, affirmant : « Jusqu'à ce jour, je n'ai eu aucune autre considération que celle de servir mon pays, dans cette période difficile, avec la perspective d'un service public, d'un service militaire obligatoire, autant que je le pouvais. »