Les prix du gaz naturel chutent brutalement dans l'attente d'un accord entre les États-Unis et l'Iran

Sur les marchés énergétiques européens, les prix du gaz ont enregistré une baisse significative suite à des informations faisant état d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre fin aux hostilités et à préparer le terrain pour de nouvelles négociations nucléaires.

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Sur le TTF néerlandais, le centre de négoce de gaz naturel le plus important d'Europe, le prix du gaz pour livraison en juin avait clôturé hier à 46,92 euros par mégawattheure. Cependant, aujourd'hui à 14h11, les prix ont chuté de 12,5 % pour atteindre 41,04 euros.

Les informations selon lesquelles l'administration américaine serait très proche d'un accord préliminaire d'une page avec l'Iran, visant à mettre fin aux conflits militaires dans la région et à ouvrir la voie à des négociations nucléaires plus larges, ont joué un rôle déterminant dans cette baisse du marché. Selon ces informations, la partie américaine attend une réponse de Téhéran concernant ce texte d'accord dans les 48 heures.

Des responsables américains, sous couvert d'anonymat, indiquent que bien qu'aucun accord définitif ne soit conclu à ce stade, « le point de consensus le plus proche depuis le début du conflit a été atteint ». Il est précisé que le projet d'accord vise à lancer un processus de négociation de 30 jours pour un traité plus complet incluant des sujets tels que la cessation des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz, la limitation du programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines.

Alors qu'il est rapporté que les pourparlers pourraient avoir lieu à Islamabad, capitale du Pakistan, ou à Genève, en Suisse, il est indiqué que la levée progressive des restrictions imposées par l'Iran sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et du blocus naval américain est à l'ordre du jour pour cette période de 30 jours.

Les experts soulignent que la baisse des tensions dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % de l'approvisionnement mondial en GNL, revêt une importance capitale pour l'Europe, notamment pour remplir ses stocks de gaz avant la période hivernale.