Ne commettez surtout pas cette erreur ! Votre retraite pourrait être retardée de 10 ans
Lors de la planification de la retraite, des erreurs concernant le rachat de trimestres pour maternité et le choix du statut professionnel peuvent contraindre les travailleurs à partir beaucoup plus tard que prévu. Les experts attirent l'attention sur l'importance du calcul de la date de début d'assurance et du nombre de jours de cotisations.
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Les changements dans le système de sécurité sociale et les erreurs individuelles poussent de nombreux travailleurs à prendre leur retraite bien plus tard qu'ils ne l'avaient prévu. En particulier, une mauvaise évaluation du rachat de trimestres pour maternité, du choix entre les statuts Bağ-Kur et SSK, ainsi que des dates d'entrée en assurance, peut entraîner des années de cotisations supplémentaires inutiles.
L'expert en sécurité sociale Özgür Erdursun, dans ses déclarations sur les réseaux sociaux, a abordé les erreurs fréquemment observées dans les objectifs de retraite. Erdursun a souligné que de nombreux citoyens, exclus de la mesure EYT (retraite anticipée) et attendant une retraite progressive, cherchent des solutions, et a illustré, à travers des exemples concrets, comment des pratiques erronées peuvent mener à une perte de temps et d'argent.
Dans un exemple, le cas d'une travailleuse née en 1987 et assurée depuis 2006 a été examiné. Cette personne totalise 4 897 jours de cotisations, dont 2 863 jours en tant qu'assurée 4A et 2 034 jours dans le cadre d'une caisse bancaire. La travailleuse avait demandé un rachat de 360 jours pour maternité, sans toutefois pouvoir en justifier clairement la nécessité.
Selon Erdursun, une travailleuse dans cette situation pourra de toute façon prendre sa retraite à l'âge de 58 ans, soit en 2045. Soulignant qu'elle peut obtenir ce droit avec ses 4 897 jours de cotisations sans avoir besoin d'un rachat pour maternité, Erdursun a indiqué qu'un rachat inutile représente une charge financière superflue.
LA QUESTION DES 25 ANS DE COTISATIONS
La question des « 25 ans de cotisations », souvent mal comprise par le public, a également été clarifiée. Erdursun a souligné que 25 ans ne signifient pas 25 années de cotisations consécutives, mais que la période prise en compte court à partir de la date de début de la première assurance, rappelant que si l'on souhaitait cotiser sans interruption pendant 25 ans, cela correspondrait à 9 000 jours.
Pour les travailleurs sous le statut Bağ-Kur, il a été précisé que si, au cours des 2 520 derniers jours de cotisations, 1 261 jours ou plus relèvent du Bağ-Kur, les conditions de retraite passeront du régime SSK aux règles du Bağ-Kur. Cela nécessite alors 9 000 jours de cotisations. Pour les associés d'entreprises, le paiement des cotisations Bağ-Kur reste obligatoire, et les coûts augmentent avec la hausse des cotisations.
Concernant ceux qui attendent une retraite progressive, Erdursun soutient qu'il n'y aura pas de telle réforme à court terme. Il précise que même en cas de changement, la condition d'âge ne serait pas totalement supprimée comme ce fut le cas pour l'EYT, mais que certaines flexibilités pourraient être introduites. Par exemple, un travailleur ayant commencé en 2006 pourrait toujours devoir attendre de nombreuses années pour prendre sa retraite, malgré une éventuelle réduction de la limite d'âge.
Un autre exemple important illustre la perte subie par un travailleur masculin né en 1973. Ce travailleur a vécu longtemps sans savoir que sa date de début d'assurance remontait à 1990, date qu'il n'a découverte qu'en 2018 en consultant son dossier sur e-Devlet. S'il avait complété les jours de cotisations nécessaires à temps, il aurait pu prendre sa retraite à 47 ans, soit en 2019. Or, avec ses 2 835 jours de cotisations actuels, s'il souhaite effectuer un rachat pour une retraite anticipée, il devrait payer environ 507 000 TL, alors que l'avantage financier procuré par une retraite prise deux ans plus tôt reste inférieur à ce montant. Pour cette raison, Erdursun a indiqué que le rachat n'est pas une option logique dans ce cas.
Évoquant également les différences de pension entre le Bağ-Kur et le SSK, Erdursun a expliqué que ceux qui, par exemple, ont cotisé au plafond au SSK pendant une longue période avant de passer au Bağ-Kur, pourraient se retrouver avec une pension de retraite plus faible. Les pensions de ceux qui prennent leur retraite via le Bağ-Kur peuvent être inférieures de 30 à 35 % par rapport au SSK. C'est pourquoi une planification rigoureuse du statut et de la durée d'assurance est d'une importance capitale.
Les experts recommandent de vérifier impérativement la date de début d'assurance, le nombre total de jours de cotisations et le statut sous lequel la retraite sera prise. Même un petit détail peut contraindre une personne à travailler des années de plus ou à payer des cotisations importantes. Il est souligné que le rachat pour maternité n'est pas toujours avantageux et qu'un calcul détaillé est indispensable.