Que s'est-il passé dans l'économie en 2024 et quels ont été les sujets les plus discutés ?
En 2024, la majeure partie de l'agenda turc a été centrée sur l'économie. De nombreux développements ont marqué le monde économique. Le Centre de surveillance des médias (MTM) a compilé les événements marquants qui ont concerné la Turquie en 2024.
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Le MTM Medya Takip Merkezi, qui analyse la presse économique, a étudié les sujets économiques les plus discutés de l'année.
L'année 2024, que nous nous apprêtons à laisser derrière nous, a été marquée par l'inflation, les augmentations de salaires, les changements de postes dans la sphère économique et les attentes.
Voici les sujets économiques les plus discutés mois par mois selon l'étude du MTM Medya Takip Merkezi, ainsi que l'impact qu'ils ont généré.
JANVIER : En début d'année, les augmentations des salaires des fonctionnaires et des retraités ont dominé l'agenda. En janvier, les taux d'inflation et les hausses de prix des produits de consommation de base ont occupé une place importante dans les préoccupations de la population. Cette situation a suscité des débats sur la stabilité économique et le pouvoir d'achat. Les fluctuations des taux de change se sont également poursuivies en janvier.
FÉVRIER : Un changement majeur a eu lieu dans le monde économique en février. La présidente de la Banque centrale, Hafize Gaye Erkan, a démissionné de ses fonctions le 3 février. Le Dr Fatih Karahan a été nommé pour la remplacer. Ce changement a eu un large écho sur les marchés et dans les milieux économiques, et la manière dont les politiques monétaires allaient être façonnées avec le nouveau président est devenue un sujet d'interrogation.
MARS : Les élections locales du 31 mars ont eu un impact significatif sur les politiques économiques. Avant et après le scrutin, les promesses et les pratiques économiques du gouvernement et des municipalités ont été largement débattues. Le 21 mars, la Banque centrale de la République de Turquie (TCMB) a relevé son taux directeur à 50 %. Cette décision a eu un impact majeur sur les marchés et les effets des taux d'intérêt élevés sur la performance économique ont été largement discutés.
AVRIL : En avril, les taux d'inflation et les hausses de prix des produits de consommation de base ont occupé une place importante dans les préoccupations de la population. L'inflation élevée a affecté négativement les dépenses de consommation et le pouvoir d'achat. En avril, le déficit commercial a été enregistré à 9 milliards 863 millions de dollars. Cette augmentation a eu un impact significatif sur l'équilibre des importations et des exportations, provoquant des débats économiques.
MAI : Deux développements importants ont eu lieu en mai. Premièrement, le ministère du Commerce a annoncé le 2 mai l'arrêt total du commerce avec Israël. Cette décision a eu un large écho dans les milieux politiques et économiques. Le même mois, le 21 mai, l'indice BIST 100 de la Bourse d'Istanbul a franchi la barre des 11 000 points, atteignant un niveau historique. Cette hausse a suscité un grand enthousiasme parmi les investisseurs.
JUIN : En juin, une réglementation importante concernant l'écosystème des crypto-actifs a été adoptée. Entrée en vigueur le 26 juin, cette réglementation visait à rendre les transactions sur les crypto-actifs plus sûres et plus ordonnées. À la fin du même mois, le 28 juin, la Turquie a été retirée de la « liste grise » du GAFI, où elle figurait depuis 2021.
JUILLET : En juillet, la limite légale de 25 % appliquée aux loyers résidentiels a pris fin. Cette situation a été considérée comme le début d'une nouvelle ère entre locataires et propriétaires. En juillet, la décision d'une marque automobile chinoise d'investir 1 milliard de dollars en Turquie a été largement discutée sous de nombreux aspects dans le secteur automobile.
AOÛT : En août, les taux d'inflation et les hausses de prix des produits de consommation de base ont occupé une place importante dans les préoccupations de la population. L'inflation élevée a affecté négativement les dépenses de consommation et le pouvoir d'achat. La libération de certains noms détenus pour des accusations d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent, suite à un rapport du MASAK, a occupé une place importante dans l'actualité.
SEPTEMBRE : En septembre, la libération de certains noms détenus pour des accusations de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale suite à un rapport du MASAK (4 septembre), la publication du Programme à moyen terme au Journal officiel (5 septembre) et le lancement de l'application « annonce vérifiée » dans l'immobilier (15 septembre) ont été des événements importants. De plus, le 27 septembre, le système de paiement sécurisé a été mis en service pour l'achat et la vente de véhicules d'occasion. Ces développements visaient à accroître la transparence et la sécurité dans l'économie.
OCTOBRE : En octobre, l'obligation d'effectuer les transactions de 7 000 TL et plus par voie bancaire a été introduite. Entrée en vigueur le 18 octobre, cette réglementation visait à réduire l'économie informelle. Dans le cadre de l'enquête sur le « gang des nouveau-nés », les licences de certains hôpitaux ont été annulées. Le sujet a été largement discuté par l'opinion publique, non seulement pour ses aspects éthiques, mais aussi dans le contexte de l'économie de la santé.
NOVEMBRE : En novembre, la publication de la liste des « fraudeurs fiscaux » (1er novembre), la fixation du taux de réévaluation pour 2024 à 43,93 % (4 novembre) et la révision à la hausse de la prévision d'inflation de fin d'année par la TCMB, passant de 38 % à 44 % (8 novembre), ont été les développements économiques marquants. De plus, le 11 novembre, des arrestations ont eu lieu concernant des personnalités célèbres dans le cadre d'une enquête sur les paris illégaux.
DÉCEMBRE : En décembre, le groupe Ciner, qui a annoncé sa décision de se retirer des médias, a déclaré avoir transféré ses publications au groupe Can. Après la dernière réunion controversée, une décision d'augmentation de 30 % du salaire minimum a été prise. La Banque centrale de la République de Turquie a procédé à une baisse de son taux directeur après 22 mois d'interruption, réduisant les taux d'intérêt de 250 points de base, passant de 50 % à 47,5 %.
Ces événements survenus en 2024, que nous nous apprêtons à laisser derrière nous, ont été des sujets importants qui ont attiré l'attention tant sur le marché intérieur que sur la scène internationale.
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