Risque d'une amende de 2 milliards de dollars dans l'affaire Halkbank !

Les accusations de contournement des sanctions américaines visant Halkbank pourraient exposer la banque à des amendes se chiffrant en milliards de dollars.

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Halkbank, poursuivie aux États-Unis pour violation présumée des sanctions contre l'Iran, pourrait se voir infliger une amende pouvant atteindre 2 milliards de dollars. La Cour suprême des États-Unis devrait rendre sa décision le 3 ou le 6 octobre sur la question de savoir si elle examinera ou non la défense d'immunité de la banque. Cette décision pourrait avoir des répercussions significatives sur le cours des actions de la banque et sur la perception globale du secteur bancaire.

Une analyse publiée par Bloomberg Intelligence indique que, bien que la demande de Halkbank puisse être acceptée, ses chances d'obtenir l'immunité sont faibles. L'analyse souligne que le montant de l'amende à laquelle la banque est confrontée pourrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, ce qui représente 1,5 à 3 fois le bénéfice net ajusté de la banque pour l'année 2024. Cette situation pourrait mettre à mal la structure du capital de la banque et soulever la question d'un besoin de soutien de l'État.

Les États-Unis affirment que les transactions illégales effectuées via Halkbank dépassent 1 milliard de dollars, et le gouvernement fédéral pourrait réclamer une amende au moins deux fois supérieure à ce montant. En Turquie, il est suggéré que le gouvernement pourrait aider la banque à payer l'amende. Il est rappelé que par le passé, des injections de capital avaient déjà été effectuées pour renforcer la structure financière fragile de Halkbank.

L'INFLUENCE DE TRUMP ET LES CONCESSIONS GÉOPOLITIQUES

L'analyse de Bloomberg estime que si Donald Trump était réélu président, Halkbank pourrait en tirer profit. Il est de notoriété publique que lors de son premier mandat, Trump avait exercé des pressions sur le ministère de la Justice, mais il n'est pas attendu que la banque puisse échapper totalement à toute sanction lors d'un second mandat. Le gouvernement turc et Halkbank pourraient chercher à obtenir un accord plus avantageux en échange de concessions géopolitiques.