On aura tout vu : l'université de Marmara impose une hausse rétroactive des frais de scolarité

L'université de Marmara a exigé des étudiants le paiement d'un complément de frais de scolarité rétroactif. Avec ces augmentations, la dette totale dépasse les 2 600 TL dans certaines facultés, suscitant la colère des étudiants face à cette décision.

12punto

L'université de Marmara a appliqué une hausse rétroactive aux frais de scolarité payés l'année dernière, exigeant un paiement supplémentaire de la part des étudiants. Certains d'entre eux ont dû débourser 400 TL de plus, en plus des 1 800 TL de frais de cette année.

Selon les informations rapportées par BirGün, les étudiants de la faculté d'ingénierie, notamment, avaient pourtant validé leurs inscriptions sans encombre l'année dernière après avoir réglé des frais semestriels dépassant les 800 TL. Cependant, cette année, l'université a porté le montant des frais de l'année précédente à environ 1 200 TL et a réclamé le paiement de la différence de manière rétroactive.

Cette situation a considérablement alourdi la dette totale des étudiants. Avec ces frais majorés, le montant total à régler par les étudiants de la faculté d'ingénierie a atteint 2 600 TL. À la faculté des sciences politiques, les étudiants qui avaient payé 677 TL l'an dernier ont dû faire face à un complément rétroactif de 340 TL. Alors que les frais de cette année ont grimpé à 1 452 TL, le paiement total a dépassé les 2 100 TL.

UN OBSTACLE À L'INSCRIPTION PÉDAGOGIQUE

Les étudiants ont appris que, faute de paiement de ce complément rétroactif, leur inscription pédagogique serait bloquée. Il a été précisé que cette mesure s'appliquait à toutes les facultés. Les étudiants ont exprimé leur vive opposition à cette décision.

LA COLÈRE DES ÉTUDIANTS

Un étudiant en génie informatique a déclaré : « Les frais que nous avons payés l'année dernière étaient suffisants, mais on nous réclame maintenant une différence rétroactive. De plus, les frais de cette année ont également augmenté. Cela représente un fardeau économique sérieux. »

Un autre étudiant en ingénierie a ajouté : « Si vous ne payez pas les frais, vous ne pouvez pas vous inscrire aux cours. L'année dernière, nous avons payé 800 livres par semestre et nous avons suivi les cours. Cette année, ils ont déjà augmenté ce montant de plus de 50 %. Et par-dessus le marché, ils ont ajouté une hausse de 50 % sur les frais de l'année dernière. Par conséquent, le total des frais que nous devons payer cette année a augmenté de plus de 100 %. »

Un étudiant en sciences politiques et administration publique a quant à lui affirmé : « Je n'accepte pas que l'on augmente les frais de manière rétroactive pour nous déclarer débiteurs du jour au lendemain. Les conditions économiques dans le pays sont déjà difficiles ; entre le loyer, les transports et la nourriture, la plupart d'entre nous sont contraints de travailler tout en étudiant. Avec cette décision, l'administration universitaire laisse les étudiants en pleine crise. Ce sont les étudiants qui doivent payer le prix de la crise économique qui s'aggrave chaque jour dans notre pays. »

Soulignant que l'université est l'une des institutions les mieux dotées du pays, l'étudiant a conclu : « Nous n'acceptons pas que l'université considère les étudiants comme une source de profit. Ces décisions, prises dans des universités où certains de nos camarades sont contraints d'abandonner leurs études en raison des conditions économiques, privent les jeunes de leur avenir. En tant qu'étudiant obligé de travailler pour financer mes études, je comprends une fois de plus à quel point l'éducation gratuite est une revendication importante et prioritaire. »