La gestation pour autrui sera considérée comme un « crime universel »
En Italie, le projet de loi visant à faire de la gestation pour autrui, déjà illégale dans le pays, un « crime universel » a été adopté par le Sénat, la chambre haute du Parlement, et est ainsi devenu loi.
12punto
La gestation pour autrui, déjà illégale en Italie, est désormais classée comme crime universel.
Le projet de loi, préparé par le parti d'extrême droite Frères d'Italie (FdI), principal partenaire de la coalition gouvernementale de droite dirigée par la Première ministre Giorgia Meloni, visant à qualifier de « crime universel » la gestation pour autrui — déjà illégale dans le pays — a achevé aujourd'hui son processus d'approbation parlementaire après plus d'un an et demi.
Le projet de loi, initialement adopté par la Chambre des députés, la chambre basse du Parlement, le 26 juillet 2023, a été soumis au vote du Sénat aujourd'hui.
Lors du vote en assemblée plénière au Sénat, qui compte 200 sièges, le projet de loi visant à faire de la gestation pour autrui un crime universel en Italie a été adopté par 84 voix pour et 58 voix contre, devenant ainsi une loi.
La gestation pour autrui étant déjà un délit en Italie depuis 2004, l'objectif de ce projet de loi est d'empêcher les citoyens de se rendre à l'étranger pour recourir à cette pratique. Avec cette nouvelle loi, les Italiens qui ont recours à la gestation pour autrui dans d'autres pays s'exposent à des peines allant jusqu'à 2 ans de prison et à des amendes pouvant atteindre 1 million d'euros.
Les partis de gauche de l'opposition et les militants, qui ont voté « contre » au Sénat, qualifient cette loi de « moyenâgeuse » et « inconstitutionnelle », s'y opposant fermement.