Un couple poignardé à l'hôpital après avoir partagé une photo de leur bébé né hors mariage
À Kırıkkale, une femme et son compagnon ont été blessés lors d'une attaque au couteau à l'hôpital, après avoir publié sur les réseaux sociaux une photo de leur bébé né hors mariage. Suite à l'incident, l'un des frères de la femme a été placé en garde à vue, justifiant son acte par des motifs d'« honneur et de dignité ».
İHA
L'incident s'est produit au service de maternité de l'hôpital Yüksek İhtisas de Kırıkkale. Selon les informations recueillies, F.G. (31 ans) et son compagnon Ö.O. (30 ans), qui s'étaient rencontrés sur les réseaux sociaux il y a environ un an, avaient commencé à vivre ensemble peu de temps après.
Cette relation a engendré des tensions entre la femme et ses frères. Il a été établi que le père du bébé mis au monde par la femme est bien son compagnon. Le conflit s'est ravivé après que Ö.O. a partagé sur son compte de réseau social une photo prise avec le nouveau-né.
Ayant vu la publication, les frères de la femme, P.G. (29 ans), İ.G. (26 ans) et E.G. (35 ans), sont venus de Kayseri à Kırıkkale. Tandis qu'E.G. attendait dans le véhicule, P.G. et İ.G. sont entrés dans l'hôpital et ont blessé F.G. et Ö.O. à l'aide de couteaux. La police de l'hôpital a rapidement interpellé les deux suspects sur les lieux. E.G., qui avait pris la fuite après l'incident, a été arrêté par les équipes de police à Kırşehir. Une fouille du véhicule dans lequel se trouvait le suspect a permis de saisir un pistolet à blanc.
À sa sortie de l'hôpital, İ.G., l'un des frères de la femme, a justifié l'agression devant les journalistes en déclarant : « Pour mon honneur, pour ma dignité, pour rien d'autre ». Une procédure judiciaire a été ouverte par le parquet pour « tentative de meurtre volontaire » à l'encontre des trois frères, placés en garde à vue par les équipes du bureau des homicides de la direction de la sûreté.
Par ailleurs, une procédure judiciaire a été engagée contre certains sites d'information en ligne ayant diffusé des publications mensongères affirmant que la mère et le bébé étaient décédés.
Il a été appris qu'une enquête est en cours concernant ces publications, sous l'accusation de « diffusion publique d'informations trompeuses pour le public ».