Une femme iranienne étranglée à mort avec une laisse pour chien
Dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une ressortissante iranienne portée disparue à Istanbul, trois suspects, dont une femme, ont été déférés devant le parquet.
İHA
À Istanbul, dans le quartier de Maltepe, Darıush Tahbaz s'est rendu au commissariat de Küçükyalı pour signaler la disparition de sa cousine, Farkhundeh Ghaem Maghami (68 ans), dont il était sans nouvelles depuis le 11 avril. Les équipes de la brigade des personnes disparues de la direction de la sécurité publique ont immédiatement ouvert une enquête. Il a été établi que la ressortissante iranienne vivait à Istanbul depuis environ 20 ans et résidait dans le quartier de Küçükyalı, à Maltepe. Lors de l'enquête de voisinage, il est apparu qu'elle menait une vie discrète et réglait régulièrement ses loyers, factures et charges. Une perquisition a été effectuée à son domicile. La découverte de repas préparés laissés à l'abandon et en état de décomposition a conduit la police à élargir ses investigations.
Un message « Je suis en vacances » envoyé sur le groupe WhatsApp de l'immeuble a permis d'élucider le meurtre
Au cours de leurs recherches, les enquêteurs ont appris que si la victime parlait couramment le turc, elle ne savait pas l'écrire. Le fait que Farkhundeh ait écrit « Tatildeyim » (Je suis en vacances) en caractères turcs sur le groupe WhatsApp de l'immeuble le 18 avril a attiré l'attention des autorités. En examinant l'historique des appels et les données HTS, les équipes ont identifié Erkan B. (49 ans), habitant à Esenyurt, comme étant la dernière personne avec qui elle avait été en contact. En visionnant les enregistrements de vidéosurveillance, les enquêteurs ont constaté que le suspect avait récupéré la victime à son domicile le 14 avril et qu'ils avaient dîné ensemble dans un restaurant à Büyükçekmece.
Les détails glaçants du meurtre : étranglée avec une laisse de chien dans le véhicule, puis démembrée
Erkan B., interpellé par la brigade des personnes disparues, a été conduit à la direction de la sécurité publique pour y être interrogé. Dans un premier temps, il a nié les faits. Cependant, face aux preuves accumulées, il a fini par passer aux aveux. Dans sa déposition, le suspect a affirmé entretenir une relation amoureuse avec Farkhundeh et qu'ils se voyaient régulièrement pour dîner. Lors de leur dernière rencontre le 14 avril, une dispute aurait éclaté dans le véhicule, au cours de laquelle il l'aurait étranglée avec la laisse de son propre chien. Le suspect a également déclaré avoir placé le corps sur la banquette arrière, l'avoir démembré à l'intérieur du véhicule, mis les restes dans des sacs, et être resté avec le corps dans la voiture pendant deux jours.
Le corps de la victime retrouvé enterré à Kırşehir
Le 17 avril, dans le district de Mucur à Kırşehir, des chiens errants ont été attirés par l'odeur d'un corps enterré, mettant au jour des restes humains. Alertée par les habitants, la gendarmerie de la province de Kırşehir s'est rendue sur les lieux. Grâce à une opération conjointe entre la brigade des personnes disparues d'Istanbul et la gendarmerie de Kırşehir, il a été confirmé que les restes appartenaient à la ressortissante iranienne. Le corps a été transféré à l'Institut de médecine légale d'Ankara et sera remis à sa famille ce lundi.
Trois suspects, dont une femme, déférés devant la justice
Il a été révélé qu'Erkan B., le suspect principal, bénéficiait d'une liberté conditionnelle pour des faits antérieurs et qu'il était marié, tout en entretenant une relation avec la victime. La reconstitution des faits, menée en présence du suspect, a permis de lever le voile sur le meurtre. Deux autres personnes, Mesut A. et Sedef G., soupçonnées d'être liées à l'affaire, ont également été interpellées. Les trois suspects ont été déférés devant le parquet à l'issue de leur garde à vue.