Décision de la Cour constitutionnelle sur les « crimes infamants »

La Cour constitutionnelle a jugé que l'expression « crime infamant », utilisée comme condition pour le recrutement ou l'exercice d'une profession, est contraire à la Constitution.

12punto

La Cour constitutionnelle a conclu que la disposition relative aux « crimes infamants », figurant parmi les conditions requises pour l'accès à une profession ou son maintien, n'est pas conforme à la Constitution.

Dans la décision publiée au Journal officiel, la Haute Cour a examiné l'expression « crime infamant » qui figure parmi les conditions requises pour exercer la profession de transitaire en douane dans le Code des douanes.

Selon les informations rapportées par NTV, la décision souligne que la réglementation en question énumère les infractions pour lesquelles une condamnation empêche l'exercice de cette profession, mais qu'elle ajoute ensuite l'expression « ou autres crimes infamants ».

Examinant le dossier suite à l'objection d'un tribunal concernant cette expression, la Cour constitutionnelle a relevé que, bien que certains crimes empêchant l'exercice de la profession de transitaire soient énumérés individuellement, il existe une disposition vague stipulant que les personnes ayant commis des « crimes infamants » ne peuvent pas non plus exercer cette profession.

La décision souligne que les crimes devant être considérés comme « crimes infamants » ne sont pas non plus clairement définis dans le Code pénal turc. Dans ce contexte, il est précisé que : « Dans une règle conditionnant l'exercice d'une profession à l'absence de condamnation pour certains crimes, les crimes concernés doivent être définis de manière claire et précise, et la règle ne doit pas contenir d'expressions susceptibles d'élargir la portée des crimes empêchant l'exercice de la profession ou de conduire à des applications arbitraires. »

La Haute Cour, affirmant que cette disposition impose une restriction au droit au travail, a conclu que : « La règle imposant une restriction au droit au travail n'est ni précise ni prévisible, ne contient pas de garanties suffisantes contre l'arbitraire et n'est pas conforme à l'exigence selon laquelle les libertés fondamentales doivent être limitées par la loi. »

La Cour constitutionnelle a jugé l'expression « crime infamant » figurant dans le Code des douanes contraire à la Constitution et l'a annulée à l'unanimité. Il a été précisé que cette décision fait jurisprudence pour d'autres dispositions législatives contenant la même expression.