Le Barreau d'Istanbul engage une bataille juridique contre l'interdiction du 8 mars

Le Centre pour les droits des femmes du Barreau d'Istanbul a déposé un recours contre la décision administrative interdisant toutes les activités liées à la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars dans le district de Beyoğlu.

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Alors qu'un appel avait été lancé pour la 24e Marche féministe nocturne à Taksim à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la sous-préfecture de Beyoğlu a annoncé l'interdiction, pour une durée de 24 heures, de tous les événements en plein air dans le district, y compris les rassemblements, les marches, les conférences de presse, la distribution de tracts et les sit-in. Cette décision empêche la tenue des événements auxquels devaient participer des femmes et des personnes LGBTI+.

Suite à cette décision, le Centre pour les droits des femmes du Barreau d'Istanbul a annoncé avoir saisi les autorités judiciaires pour demander l'annulation de cette mesure, jugée illégale. Dans un communiqué, le Barreau a déclaré : « La décision d'interdiction en question, qui restreint arbitrairement les droits et libertés fondamentaux, est dépourvue de toute justification acceptable et est totalement contraire au droit. En conséquence, le Barreau d'Istanbul a déposé aujourd'hui une plainte demandant l'annulation de cet acte administratif, dont l'illégalité est établie. »

VIOLATION DES DROITS CONSTITUTIONNELS ET APPEL À LA LUTTE

Le communiqué ajoute les observations suivantes :

"Les décisions d'interdiction systématiques visant les actions où les femmes et les personnes LGBTI+ expriment leurs revendications d'égalité et de liberté sont devenues routinières, et les droits constitutionnels sont violés par les décisions arbitraires de l'administration. L'interdiction systématique chaque année de la Marche féministe nocturne du 8 mars et des Marches des fiertés LGBTI+ en est l'un des exemples les plus frappants.

Dans ce cadre, nous appelons les autorités à agir dans le respect de l'État de droit ainsi que des droits et libertés fondamentaux ; nous informons le public que nous suivrons de près notre recours en annulation et que nous poursuivrons la lutte pour mettre fin aux interdictions arbitraires."

Les défenseurs des droits des femmes et les organisations de la société civile ont également réagi à cette décision, soulignant la nécessité de protéger les droits constitutionnels et affirmant qu'ils suivraient de près le processus judiciaire. L'issue de la procédure judiciaire concernant l'interdiction imposée par la sous-préfecture de Beyoğlu est attendue avec intérêt dans les jours à venir.