Le calcul de la retraite a changé : décision de la Cour de cassation sur l'assurance apprentissage
La Cour de cassation a annulé une décision rendue en faveur d'une personne qui demandait à ce que ses périodes d'apprentissage soient prises en compte dans le calcul de sa retraite, au motif qu'elle avait participé à la production durant cette période. Dans son arrêt, la Cour souligne que l'objectif fondamental de la relation d'apprentissage est l'enseignement d'un métier et précise que la période d'apprentissage ne peut être considérée comme relevant des branches d'assurance à long terme.
12punto
La Cour de cassation a rendu une décision marquante dans le cadre d'un procès visant à inclure les périodes d'apprentissage dans le calcul de la retraite. La haute juridiction a annulé la décision rendue en faveur du plaignant par le tribunal local et la cour d'appel, et a renvoyé le dossier pour un nouvel examen.
IL A INTENTÉ UN PROCÈS POUR SA PÉRIODE D'APPRENTISSAGE
Le plaignant a fait valoir qu'il avait travaillé comme apprenti à l'Industrie de la chimie et des machines (MKE) entre 1987 et 1989, alors qu'il avait 16 ans, et qu'il avait effectivement participé à des activités de production durant cette période. Il a donc demandé que ces périodes soient prises en compte dans le cadre des branches d'assurance à long terme retenues pour la retraite. À cette fin, il a intenté une action en reconnaissance de services devant le tribunal du travail.
LE TRIBUNAL LOCAL A ACCEPTÉ LA DEMANDE
Le tribunal de première instance a fait droit à la demande, estimant que le plaignant avait principalement travaillé sur des tâches liées à la production durant la période concernée et que son temps de travail relevait davantage d'une activité professionnelle effective que d'une activité d'apprentissage. La cour d'appel régionale a confirmé cette décision.
LE DOSSIER PORTÉ DEVANT LA COUR DE CASSATION
Suite au pourvoi en cassation, le dossier a été examiné par la 10e chambre civile de la Cour de cassation. Dans son arrêt, la chambre a souligné que le droit à la sécurité sociale est garanti par la Constitution et que les litiges relatifs à la détermination des périodes d'assurance doivent être examinés avec une attention particulière.
Selon les informations d'Ahmet Kıvanç pour Habertürk, l'arrêt rappelle que, conformément aux dispositions de la loi n° 506 sur les assurances sociales, la qualité d'assuré est acquise dès la conclusion du contrat de travail et le début de l'activité. Cependant, il est souligné que la même loi stipule explicitement que les dispositions relatives à l'assurance maternité, invalidité, vieillesse et décès ne peuvent s'appliquer à la période d'apprentissage.
LA NATURE DE LA RELATION D'APPRENTISSAGE DOIT ÊTRE ÉVALUÉE
La Cour de cassation a précisé que pour déterminer si une personne doit être considérée comme apprentie, il ne faut pas seulement regarder le travail effectué, mais aussi la nature de la relation de travail. L'arrêt indique que l'objectif fondamental du contrat d'apprentissage est l'enseignement d'un métier ou d'un art.
Par ailleurs, il est noté que dans les cas où une personne participe directement à la production sur le lieu de travail et que l'élément de formation passe au second plan, la relation d'apprentissage peut devenir sujette à controverse.
LES ACTIVITÉS DE FORMATION NE SONT PAS CONSIDÉRÉES COMME UN TRAVAIL ASSURÉ
Dans sa décision, la Cour de cassation a indiqué que la participation des apprentis aux activités de production et d'application constitue une partie naturelle du processus de formation. Le fait que ces activités ressemblent en apparence au travail effectué par des salariés assurés ne suffit pas, à lui seul, à démontrer l'existence d'un contrat de travail.
L'arrêt conclut que ces travaux réalisés dans le cadre d'un apprentissage ne peuvent être considérés comme un travail fondé sur un contrat de service et qu'il est donc impossible d'acquérir la qualité d'assuré au titre de ces périodes.