Point critique de la réforme pénale pour mineurs : débat sur la réduction de peine pour les crimes graves chez les 15-18 ans

Le projet de loi préparé par l'AKP se heurte à l'opposition en raison des peines prévues pour les 15-18 ans dans les cas de crimes graves et des implications pour le système de justice pour mineurs.

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Il est indiqué que l'AKP insiste sur sa réforme pénale concernant les mineurs et vise à faire adopter le texte avant la pause parlementaire.

La réforme a suscité l'opposition, notamment en raison du régime pénal auquel seront soumis les mineurs de 15 à 18 ans pour des crimes graves et des modalités d'application de la réduction de peine liée à l'âge.

Le projet prévoit une modification de la loi sur la protection de l'enfance. Selon ce texte, pour les personnes ayant atteint l'âge de 15 ans mais n'ayant pas encore 18 ans au moment des faits, des peines de prison allant de 19 à 27 ans pourront être appliquées pour les crimes passibles de la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté, et de 15 à 18 ans pour les crimes passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

Le projet contient de nouvelles dispositions concernant le régime pénal auquel les mineurs seront confrontés en cas de crimes graves.

Le projet accorde également au juge un pouvoir discrétionnaire pour les crimes d'homicide volontaire et de coups et blessures ayant entraîné la mort. Dans ce cadre, il est précisé que la réduction de peine liée à l'âge pourrait ne pas être appliquée aux mineurs de 15 à 18 ans, et que le régime pénal de la tranche d'âge supérieure pourrait être appliqué aux mineurs de 12 à 15 ans.

Le projet inclut également des mesures d'orientation en tant que « mesures de sécurité spécifiques aux enfants » pour les mineurs qui ne sont pas pénalement responsables mais qui sont impliqués dans des procédures judiciaires. Ce point a également soulevé le débat sur la manière dont les mécanismes de protection et de réhabilitation seront mis en œuvre dans le système de justice pour mineurs.

LES OBJECTIONS DE L'OPPOSITION

Le DEM Parti demande le retrait des peines imposées aux mineurs de 15 à 18 ans. Le parti s'oppose au fait que la réduction de peine pour minorité soit laissée à la discrétion du juge pour certains crimes, à l'application des dispositions sur la récidive pour le groupe des 15-18 ans, au début de l'exécution des peines des mineurs condamnés dans des établissements pénitentiaires fermés, et à la prise des dépositions des mineurs par les forces de l'ordre.

Le CHP, quant à lui, soutient que des points tels que l'application des dispositions sur la récidive pour les enfants jusqu'à 15 ans, l'exécution des peines dans des établissements pénitentiaires fermés et la suppression des remises de peine pour certains crimes sont contraires aux dispositions de la Constitution sur l'État de droit social et la protection de l'enfance, ainsi qu'à la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant.

Le groupe Yeni Yol estime également que les facteurs de risque qui poussent les enfants vers la criminalité, tels que la pauvreté, le décrochage scolaire, l'exclusion sociale, les problèmes familiaux, les addictions, la négligence et les abus, ne sont pas discutés avec suffisamment de profondeur.

Parallèlement, un projet de loi distinct de 9 articles, signé par l'AKP et le MHP, contenant des dispositions pour les familles des martyrs et les anciens combattants, a été soumis à la présidence du Parlement. Ce projet prévoit une augmentation des pensions versées aux proches des invalides de guerre ainsi que des paiements supplémentaires pour les anciens combattants et invalides nécessitant des soins.