Procès d'Akbelen : peine d'amende et de prison pour Esra Işık

Lors du procès qui s'est tenu à Milas, Esra Işık a été condamnée à une amende judiciaire de 44 200 lires pour insulte et à une peine de prison pour rébellion.

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Le verdict est tombé pour Esra Işık, jugée à la suite des manifestations contre la décision d'expropriation urgente autour de la forêt d'Akbelen, dans le district de Milas à Muğla. Le 3e tribunal pénal de première instance de Milas a jugé qu'Işık avait commis le délit d'« insulte publique envers un agent de la fonction publique en raison de ses fonctions » et l'a condamnée à une amende judiciaire de 44 200 lires.

Esra Işık était jugée en raison des manifestations contre la décision d'expropriation autour d'Akbelen.

Le tribunal a alourdi la peine, estimant que le délit d'insulte avait été commis publiquement et à l'encontre de plusieurs agents de la fonction publique. Pour ce délit, il a été décidé de suspendre le prononcé du jugement.

Işık a également été condamnée à une peine de prison pour le délit de « rébellion pour empêcher l'exécution d'une mission ». Le tribunal a décidé que les conditions pour un sursis au prononcé du jugement, un sursis simple ou une conversion en peines alternatives n'étaient pas réunies pour cette condamnation.

Outre Işık et ses avocats, des représentants d'organisations environnementales et des villageois ont également assisté à l'audience.

COMMENT LE PROCESSUS A-T-IL COMMENCÉ ?

L'expropriation urgente d'un total de 679 parcelles de terres agricoles situées dans les quartiers de Bağdamları, Çakıralan, Çamköy, İkizköy, Karacaağaç et Karacahisar, autour de la forêt d'Akbelen, afin de fournir du charbon à la centrale thermique de Yeniköy, avait été décidée par un décret présidentiel daté du 10 janvier 2026.

Dans le cadre des procès intentés par la Direction générale des affaires minières et pétrolières pour l'évaluation et la saisie, une expertise avait été menée dans la région le 30 mars. Esra Işık, originaire d'İkizköy, qui s'opposait à la décision d'expropriation lors de cette expertise, avait été placée en garde à vue dans la nuit du même jour, puis incarcérée par le tribunal devant lequel elle avait été déférée le 31 mars.

Işık avait été libérée le 11 mai sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire. Lors de la deuxième audience du procès, il avait été décidé de lever la mesure de contrôle judiciaire consistant en l'interdiction de sortie du territoire.