Une « femme qui ne cuisine pas » jugée fautive dans une procédure de divorce
La 2e chambre civile de la Cour de cassation, dans le cadre d'une procédure de divorce mutuel à Bursa, a statué que, outre les insultes et les humiliations proférées par l'épouse à l'encontre de son mari, le fait qu'elle soit absente du domicile et ne cuisine pas doit être considéré comme une faute ayant conduit à l'effondrement des fondements de l'union conjugale.
12punto
La 2e chambre civile de la Cour de cassation a annulé les décisions du tribunal local et de la cour d'appel dans le cadre d'une procédure de divorce mutuel à Bursa. La chambre a jugé que les insultes et humiliations proférées par l'épouse à l'encontre de son mari, ainsi que son absence du domicile et le fait qu'elle ne cuisine pas, devaient être considérés comme des fautes.
Selon le dossier, le couple, en proie à de graves désaccords, a déposé une demande de divorce mutuel. Le tribunal de première instance a accepté la demande de l'épouse au motif que le mari était entièrement responsable, et a rejeté la demande déposée par ce dernier. Cette décision a été confirmée par la 2e chambre civile de la Cour régionale de justice de Bursa, suite à l'appel interjeté par le mari.
Suite au pourvoi en cassation déposé par l'avocat du mari, le dossier a été transmis à la 2e chambre civile de la Cour de cassation. La chambre a précisé que, bien que le « fait de sortir souvent » ou le « fait de ne pas cuisiner » ne soient pas en soi des motifs de divorce dans le Code civil turc, dans ce cas précis, ces éléments doivent être évalués comme des fautes ayant conduit à l'effondrement des fondements de l'union conjugale.
La décision stipule : « Il a été établi que l'épouse a fait preuve de négligence dans ses devoirs conjugaux en insultant et en humiliant continuellement son mari au sein de l'union conjugale, en étant absente du domicile et en ne cuisinant pas, et que ces faits doivent être imputés à l'épouse en tant que faute. »
La décision souligne que, face à ces constatations, le mari était fondé à demander le divorce et que les conditions pour accepter la demande de divorce étaient réunies. La Cour de cassation, jugeant erroné le rejet de la demande du mari, a ordonné à l'unanimité l'annulation de la décision de la Cour régionale de justice et la cassation de la décision du tribunal de première instance.
Avec cette décision de cassation, un nouveau jugement devra être rendu dans le dossier concernant les deux demandes et les conséquences accessoires du divorce. Par conséquent, la Cour de cassation a décidé qu'il n'y avait pas lieu d'examiner pour le moment les autres motifs de pourvoi.