Le Classement mondial de la liberté de la presse est publié : la Turquie progresse de 7 places !

L'organisation internationale Reporters sans frontières (RSF) a publié son Classement mondial de la liberté de la presse. Dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2024 de RSF, la Turquie, qui occupait la 165e place l'année dernière, a enregistré une amélioration dans le dernier tableau en se classant 158e.

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Reporters sans frontières, l'organisation internationale, a publié son classement selon lequel la Turquie occupe la 158e place sur 180 pays en matière de liberté de la presse. Avec ces dernières données, la Turquie a progressé de 7 places par rapport à l'année précédente.

LA NORVÈGE EN TÊTE POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Selon le dernier rapport du Classement mondial de la liberté de la presse, la Norvège occupe la première place, suivie par le Danemark et la Suède.

En bas du classement, on retrouve la Corée du Nord, l'Afghanistan, la Syrie et l'Érythrée.

16 JOURNALISTES EN PRISON

Le Syndicat des journalistes de Turquie (TGS), après avoir examiné les dossiers judiciaires, a annoncé que 16 journalistes sont actuellement en prison pour divers motifs.

LE MESSAGE DE L'ASSOCIATION DES JOURNALISTES DE TURQUIE (TGC) : « LIBÉREZ LES JOURNALISTES ET L'INFORMATION » !

À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai, le conseil d'administration de l'Association des journalistes de Turquie (TGC) a lancé cet appel : « Pour pouvoir parler de liberté de la presse et d'expression, libérez les journalistes détenus en prison et n'entravez pas la libre circulation de l'information ». La déclaration contient les points suivants : En 2024, les journalistes célèbrent à nouveau la Journée mondiale de la liberté de la presse sous la pression du chômage, de la censure, de l'autocensure, des menaces, des agressions physiques, des procès, des gardes à vue injustifiées et des détentions.

Bien qu'il soit illégal de menacer un journaliste ou de lui faire subir des violences physiques en raison d'un article, et que l'impunité des agresseurs soit un crime, ces derniers sont récompensés par l'impunité. Nous constatons que les dossiers d'enquête et les reportages de qualité réalisés par les journalistes sont sacrifiés par de nombreux employeurs au profit du profit et d'avantages politiques. Les journalistes décrivent cette période comme « une période où ce que nous n'avons pas pu faire, ou ce que nous avons fait mais dont la publication n'a pas été autorisée, devient l'actualité ».

Le fait que les journalistes travaillent sans assurance, avec des salaires bas, sans syndicat et sans indépendance éditoriale, ainsi que les interdictions de publication injustifiées et les décisions de blocage d'accès, empêchent l'information d'atteindre librement les citoyens. Les décisions de l'Agence de la publicité de la presse (BİK) de couper injustement les annonces et la publicité, ou d'annuler le droit à la publicité, ainsi que les suspensions de diffusion et les lourdes amendes infligées par le RTÜK, menacent le journalisme indépendant.

Les cartes de presse des journalistes qui couvrent les activités du gouvernement contraires à l'intérêt public ne sont soit pas délivrées, soit annulées par la Direction de la communication. Les préfectures, quant à elles, exigent que les journalistes possèdent une carte de presse officielle pour suivre les événements sur le terrain, comme ce fut le cas lors de la Journée du travail et de la solidarité du 1er mai. Elles empêchent les journalistes d'exercer leur métier avec les cartes d'identité fournies par leurs employeurs ou leurs organisations professionnelles.

Alors que le gouvernement soutient que la liberté de la presse existe, lors de la Journée du travail et de la solidarité du 1er mai, un policier peut ordonner aux équipes de « nettoyer » la zone pour empêcher les journalistes présents sur le terrain de faire leur travail. Partout dans le pays, du gaz poivré est utilisé contre les journalistes pour qu'ils « ne fassent pas de reportages ». Malgré toutes ces difficultés, les journalistes, à qui leurs employeurs ne fournissent même pas de masques à gaz, travaillent avec dévouement pour maintenir ouverts les canaux d'information des citoyens. Dans notre pays, où près d'un millier de journalistes ont été arrêtés au cours des 15 dernières années, 16 journalistes sont toujours en prison en raison de leurs reportages.

Les journalistes sont les témoins de leur époque, ils écrivent l'histoire. C'est pourquoi nous insistons pour dire que « le journalisme n'est pas un crime ». Le journalisme est une profession respectable et honorable qui sert le droit du public à être informé. À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, nous le rappelons : même s'ils doivent en payer le prix, les journalistes ne cesseront pas d'éclairer l'opinion publique. Pour pouvoir parler de liberté de la presse et d'expression, nous devons devenir une société où l'information circule librement et où nos collègues en prison sont libérés. Nous souhaitons une bonne Journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai à tous les journalistes qui exercent leur métier avec soin et dévouement. Nous espérons qu'à l'avenir, nous célébrerons fièrement la Journée mondiale de la liberté de la presse dans un pays lumineux et pacifique où la démocratie s'épanouit et où aucun journaliste n'est en prison », a conclu la déclaration.