Déclaration commune de 15 barreaux pour Alican Uludağ et İsmail Arı : 'Les arrestations sont un coup porté à la liberté de la presse'

15 barreaux régionaux ont publié une déclaration commune, soulignant que l'arrestation des journalistes Alican Uludağ et İsmail Arı porte atteinte à la liberté de la presse et menace le droit du public à l'information.

12punto

Les barreaux de 15 provinces différentes, dont Diyarbakır, Van et Şanlıurfa, ont adopté une position commune contre les décisions de placement en détention provisoire visant les journalistes Alican Uludağ et İsmail Arı. Dans le texte publié, il est indiqué que ces arrestations exercent une pression sévère sur la liberté de la presse et d'expression, et nuisent à l'ordre social démocratique.

Dans la déclaration commune des barreaux intitulée « Le journalisme n'est pas un crime », il est critiqué que des reportages d'intérêt public élevé fassent l'objet de sanctions suspectes, et il est souligné que ces arrestations privent également la société de son droit d'accéder à une information exacte.

La déclaration est la suivante :

'CIBLE ÉGALEMENT DIRECTEMENT LE DROIT DU PUBLIC À ACCÉDER À UNE INFORMATION EXACTE'

'L'arrestation du journaliste Alican Uludağ le 20 février et celle du journaliste İsmail Arı le 23 mars révèlent un tableau extrêmement préoccupant pour la liberté de la presse et la liberté d'expression. L'activité journalistique est l'un des éléments indispensables d'une société démocratique, avec sa fonction d'informer le public, de contrôle et de révélation de la vérité. Le fait que les activités de reportage, d'enquête et de critique soient confrontées à des sanctions pénales cible non seulement les journalistes, mais aussi directement le droit du public à accéder à une information exacte.

Les articles 26 et 28 de la Constitution et l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme garantissent la liberté d'expression et de la presse. Ces libertés bénéficient d'un champ de protection plus large, notamment en ce qui concerne les reportages et les critiques touchant à l'intérêt public. Malgré cela, priver les journalistes de leur liberté par la mesure de détention provisoire est contraire aux principes de proportionnalité et de dernier recours. La détention provisoire est une mesure de protection exceptionnelle et ne peut être transformée en un outil de punition. La criminalisation de l'activité journalistique nuit non seulement au principe de l'État de droit, mais porte également un grave préjudice à l'ordre social démocratique.

'LA LIBERTÉ DES JOURNALISTES DOIT ÊTRE GARANTIE'

Les décisions de placement en détention provisoire concernant les journalistes Alican Uludağ et İsmail Arı ont un effet dissuasif sur la liberté de la presse ; elles affaiblissent les mécanismes de contrôle public et violent le droit du public à l'information. En tant que barreaux régionaux, nous n'acceptons pas que l'activité journalistique soit considérée comme un crime. Nous exigeons que de telles interventions contre la liberté d'expression et de la presse cessent immédiatement, que la mesure de détention provisoire soit appliquée conformément à son caractère exceptionnel et que la liberté des journalistes soit garantie'

Les barreaux signataires sont les suivants :

Barreau d'Adıyaman, Barreau d'Ağrı, Barreau de Batman, Barreau de Bingöl, Barreau de Bitlis, Barreau de Tunceli, Barreau de Diyarbakır, Barreau de Hakkari, Barreau d'Iğdır, Barreau de Kars, Barreau de Muş, Barreau de Siirt, Barreau de Şanlıurfa, Barreau de Şırnak, Barreau de Van.