Commentaire de Fatih Altaylı sur l'affaire Tolga Şardan : « Le message s'adresse à Timur Soykan, Murat Ağırel, İsmail Saymaz et Çiğdem Toker ! »

Le journaliste Fatih Altaylı a réagi à l'arrestation du journaliste et chroniqueur de T24, Tolga Şardan. Altaylı a déclaré : « L'arrestation de Tolga Şardan est en réalité une intimidation envers les journalistes. »

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Le journaliste et chroniqueur de T24, Tolga Şardan, a été arrêté le 1er novembre dans le cadre d'une enquête ouverte à la suite de son article intitulé « Que contient le 'rapport sur la justice' présenté par le MIT à la présidence ? ».

Le journaliste Fatih Altaylı a évalué l'incarcération de Şardan. Affirmant : « Selon moi, tout ce qu'écrit Tolga Şardan est vrai », Altaylı a fait le commentaire suivant :

« J'ai pensé que l'information provenait de sources proches du palais et qu'elle avait été divulguée dans le but de documenter l'inquiétude du président face aux problèmes de justice qui suscitent un mécontentement profond dans la société, et d'empêcher que ces problèmes ne jettent une ombre sur la présidence. Honnêtement, l'existence d'un tel rapport aurait pu être perçue comme une évolution encourageante. »

« UN MESSAGE AUX VRAIS REPORTERS »

« Cependant, Şardan a été arrêté sous l'accusation de 'diffusion publique d'informations fausses' et sur la base de l'allégation selon laquelle cet article serait infondé. L'arrestation de Tolga Şardan est en réalité une intimidation envers les journalistes. 'Ne faites pas de journalisme, ne vous attirez pas d'ennuis.' C'est un message adressé aux vrais journalistes, aux véritables reporters, dont le nombre diminue de jour en jour. Le message s'adresse à Timur Soykan, à Murat Ağırel, à İsmail Saymaz, à Çiğdem Toker, et à quiconque tente encore de faire du journalisme. »

« JE CONTINUERAI À LUI FAIRE CONFIANCE »

« Ce qui est grave pour le pouvoir, c'est qu'il apparaît désormais qu'ils ne sont même plus capables de distinguer ce qui est en leur faveur de ce qui est en leur défaveur. Ils ont réussi, on ne sait pourquoi, à transformer une information qui était en faveur du président en un développement qui lui est défavorable. S'ils l'ont fait par ignorance, c'est de la 'stupidité'. S'ils l'ont fait sciemment, c'est de la 'trahison'. Pour ma part, je continuerai à faire confiance au journalisme de Tolga Şardan. Quant à savoir qui diffuse publiquement de fausses informations, c'est le temps qui le montrera le mieux, et non le pouvoir politique ou le pouvoir judiciaire politisé... »