10 morts lors de manifestations contre la hausse des impôts

Au Kenya, au moins 10 personnes ont perdu la vie suite à l'intervention des forces de sécurité contre des manifestants qui s'opposaient au projet de loi de finances 2024, lequel prévoit une augmentation des impôts.

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La police est intervenue lors des manifestations organisées dans la capitale, Nairobi, par des protestataires contestant le projet de loi de finances 2024, qui prévoit une hausse des impôts. Au moins 10 personnes ont été tuées après que la police a ouvert le feu sur les manifestants ayant pénétré dans l'enceinte du Parlement.

Un bénévole de la Croix-Rouge, souhaitant garder l'anonymat, a déclaré : « Des dizaines de personnes ont été blessées. Il est probable que le bilan s'alourdisse. »

Alors que des centaines de manifestants opposés à la hausse des impôts prenaient d'assaut le bâtiment du Parlement, les députés se sont réfugiés dans des tunnels souterrains. Les manifestants, marchant avec des drapeaux et des pancartes, ont bloqué les artères principales à la circulation, sont entrés dans le jardin du Parlement et ont incendié certains véhicules.

Grâce à l'intervention des forces de sécurité, les manifestants ont été évacués de la zone parlementaire et les abords du bâtiment ont été placés sous contrôle.

LES MANIFESTATIONS AU KENYA

Au Kenya, des manifestants, composés en majorité de jeunes, protestent depuis le 18 juin contre le projet de loi de finances 2024 dans différentes villes du pays.

Les forces de sécurité étaient déjà intervenues lors de précédentes manifestations organisées pour exprimer leur opposition aux hausses d'impôts et leurs inquiétudes concernant les politiques économiques, entraînant de nombreuses interpellations.

Le président kényan, William Ruto, avait quant à lui appelé les manifestants au dialogue.